June 14, 2017 / 12:14 PM / a year ago

Le Parlement européen adopte les objectifs de réduction du CO2

STRASBOURG (Reuters) - Le Parlement européen a adopté mercredi la feuille de route établissant, Etat par Etat, l’objectif de réduction des gaz à effet de serre pour la période 2021-2030, hors industrie, déjà soumise au Système d’échange des quotas d’émissions (SEQE).

Le centre de Paris lors du pic de pollution de décembre dernier. Le Parlement européen a adopté mercredi la feuille de route établissant, Etat par Etat, l’objectif de réduction des gaz à effet de serre pour la période 2021-2030, hors industrie, déjà soumise au Système d’échange des quotas d’émissions (SEQE). /Photo d'archives/REUTERS/Gonzalo Fuentes

Les secteurs couverts par ce projet de règlement, agriculture, transports – hors construction de véhicules automobiles soumise à des objectifs spécifiques -, bâtiment et déchets, représentent quelque 60% des émissions des Vingt-Huit.

Le projet, qui a été approuvé par 534 voix contre 88 et 56 abstentions, doit maintenant faire l’objet d’une négociation entre le Conseil européen et le Parlement en vue de son adoption définitive.

Les objectifs fixés doivent permettre à l’Union européenne de réduire ses émissions de CO2 de 30% d’ici 2030, par rapport aux niveaux de 1990, dans les domaines non couverts par le SEQE, conformément à ses engagements au titre de l’accord de Paris du 12 décembre 2015 sur le changement climatique.

Ils ont été établis en tenant compte du produit intérieur brut des Etats, les plus développés étant davantage mis à contribution. L’Allemagne devra réduire ses émissions de 38%, la France de 37% tandis que la Pologne n’est soumise qu’à une baisse de 7%, la Roumanie, de 2%.

Parmi les quelques modifications apportées par le Parlement à la proposition de la Commission figure l’année de référence pour la réalisation des objectifs fixés. Bruxelles proposait 2020, les eurodéputés souhaitent 2018, afin d’éviter un relâchement des efforts au cours des deux prochaines années.

Les flexibilités dont bénéficieront les Etats membres pour remplir leurs engagements ont suscité des divergences au sein de l’hémicycle.

Un pays dépassant son quota d’émissions pour une année donnée pourra par exemple se mettre en conformité avec l’objectif par la prise en compte d’une augmentation de ses surfaces forestières, considérées comme des puits de carbone.

Cette marge de manœuvre, notamment prévue pour certains pays d’Europe orientale, est limitée à un volume d’absorption de 280 millions de tonnes d’équivalent carbone pour toute la période et pour l’ensemble des Etats (58,2 millions de tonnes pour la France).

La gauche et les écologistes souhaitaient limiter à 190 millions de tonnes cette possibilité.

“Si on se contente de jouer sur la gestion forestière sans toucher à l’agriculture, on n’atteindra pas les 30%”, estime l’eurodéputé Vert français José Bové, pour qui la prochaine réforme de la politique agricole commune devra aussi limiter les labours, éviter les terres nues et généraliser la rotation des cultures.

Gilbert Reilhac, édité par Yves Clarisse

0 : 0
  • narrow-browser-and-phone
  • medium-browser-and-portrait-tablet
  • landscape-tablet
  • medium-wide-browser
  • wide-browser-and-larger
  • medium-browser-and-landscape-tablet
  • medium-wide-browser-and-larger
  • above-phone
  • portrait-tablet-and-above
  • above-portrait-tablet
  • landscape-tablet-and-above
  • landscape-tablet-and-medium-wide-browser
  • portrait-tablet-and-below
  • landscape-tablet-and-below