June 12, 2017 / 9:16 AM / a year ago

Bay pousse le FN à s'"interroger" sur son organisation

Le secrétaire général du Front national, Nicolas Bay (photo), appelle son parti à "s'interroger" sur son programme et son organisation après la déconvenue de dimanche au premier tour des législatives. /Photo prise le 8 mai 2017/REUTERS/Stéphane Mahé

PARIS (Reuters) - Le secrétaire général du Front national, Nicolas Bay, appelle son parti à “s’interroger” sur son programme et son organisation après la déconvenue de dimanche au premier tour des législatives.

Dans Le Parisien de lundi, ce cadre historique de la formation d’extrême droite prend pour cible - sans le nommer - Florian Philippot, à qui une partie de l’état-major reproche d’avoir semé la confusion en créant une association en pleine campagne des législatives.

“J’ai été le premier à regretter que certains aient fait entendre des voix discordantes au sein du parti au lieu de se concentrer sur la campagne”, déclare Nicolas Bay, lui-même éliminé dans sa circonscription de Seine-Maritime.

Il exhorte donc le FN à tirer les leçons du scrutin, marqué par une stagnation en pourcentages par rapport à 2012 (13,20% contre 13,60% il y a cinq ans) et même un reflux en nombre de voix (un peu moins de 3 millions contre 3,5 millions).

“Les prochains mois pourront être consacrés à élaborer une stratégie pour être plus rassembleurs, à s’interroger sur notre programme et sur notre organisation”, dit le secrétaire général, également directeur de la campagne des législatives.

“L’euro fait effectivement partie des sujets très dissuasifs pour une partie de notre électorat”, diagnostique Nicolas Bay.

La déception née de la défaite de Marine Le Pen à la présidentielle, le mois dernier, avait déjà mis en lumière le clivage entre les chapelles, qui se divisent notamment sur le cas Florian Philippot et sur l’opportunité de conserver la sortie de la monnaie unique dans le programme économique.

La formation aura l’occasion de clarifier ses positions à l’occasion d’un bureau politique, qui doit se tenir peu après le second tour des législatives, puis d’un congrès attendu à la fin 2017 ou au début 2018.

Simon Carraud, édité par Yves Clarisse

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