June 9, 2017 / 9:56 AM / in a year

Les soupçons sur le MoDem ne fragilisent pas Bayrou, dit Philippe

PARIS (Reuters) - Le Premier ministre a estimé vendredi que François Bayrou n’était pas “fragilisé” par les soupçons d’emplois fictifs pesant sur le MoDem, la formation centriste du ministre de la Justice.

Le Premier ministre a estimé vendredi que François Bayrou n'était pas "fragilisé" par les soupçons d'emplois fictifs pesant sur le MoDem. /Photo prise le 1er juin 2017/REUTERS/Philippe Wojazer

Le parquet de Paris a reçu mercredi un “signalement” sur de potentiels emplois fictifs du MoDem au Parlement européen, a-t-on appris jeudi de source judiciaire.

Selon Le Point et Le Parisien-Aujourd’hui en France, le témoignage vient d’un ancien salarié de la formation centriste qui dit avoir été en partie rétribué pendant un an par des fonds provenant de l’enveloppe normalement allouée à la rémunération des assistants parlementaires de Jean-Luc Bennahmias.

“Je ne vais pas commenter les révélations et les lettres de dénonciation”, a réagi Edouard Philippe sur Europe 1.

A la question de savoir si la position de François Bayrou, qui porte le projet de loi de moralisation de la vie publique, en était affectée, le chef du gouvernement a répondu : “Je ne crois pas que sa position soit fragilisée”.

“Primo, j’ai fixé les règles s’agissant de la participation des ministres au gouvernement. Deuxio, nous nous sommes engagés sur un texte extrêmement ambitieux de rétablissement de la confiance dans l’action publique. (...) C’est ça qui m’intéresse”, a-t-il ajouté.

Edouard Philippe, qui doit aussi composer avec “l’affaire” Richard Ferrand, a rappelé la règle édictée par l’exécutif : “Un ministre qui serait mis en examen, il démissionne.”

“CONFLIT D’INTÉRÊTS”

Le député (Les Républicains) George Fenech, secrétaire national à la Justice de LR, estime vendredi dans un communiqué que ce dossier judiciaire place François Bayrou “dans une situation flagrante de conflit d’intérêts”.

Le ministre “se retrouve destinataire de tous les éléments synthétiques d’enquête qui le visent personnellement et par voie de conséquence en mesure d’allumer des contre-feux pour échapper à sa responsabilité personnelle et politique”, juge-t-il.

L’ancien eurodéputé (2004-2014) Jean-Luc Bennahmias, qui a quitté le Mouvement Démocrate en 2014 pour fonder un parti de centre-gauche, le Front démocrate, a dénoncé sur BFM TV “une tentative de déstabilisation”.

“Cette personne que je connais bien a travaillé pour moi en 2011 à temps partiel pour s’occuper du site web. Il était chargé de répercuter le travail parlementaire que j’effectuais au Parlement européen”, a-t-il dit à propos de l’ancien salarié à l’origine du signalement à la justice.

Jean-Paul Delevoye, président de la commission d’investiture de La République en Marche pour les élections législatives, a souhaité sur CNEWS que “la lumière soit faite” dans cette affaire.

“A partir du moment où il y a un fait qui peut créer un doute, il faut lever ce doute. Et pour lever ce doute, il faut aller au bout de l’enquête”, a-t-il commenté.

“Personne n’est épargné du devoir de respecter les règles et les principes de transparence et de moralité par rapport à l’argent public. Quel qu’il soit”, a-t-il ajouté.

Sophie Louet avec Jean-Baptiste Vey et Cyril Camu, édité par Yves Clarisse

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