June 1, 2017 / 2:41 PM / a year ago

Pour Mélenchon, l'affaire Ferrand prouve que rien n'a changé

VAULX-EN-VELIN, Rhône (Reuters) - Jean-Luc Mélenchon a considéré jeudi que la mise en cause de Richard Ferrand prouvait que rien n’avait changé en politique depuis l’élection présidentielle, et que le ministre de la Cohésion des territoires pouvait de ce fait rester au gouvernement.

Jean-Luc Mélenchon a considéré jeudi que la mise en cause de Richard Ferrand prouvait que rien n'avait changé en politique depuis l'élection présidentielle, et que le ministre de la Cohésion des territoires pouvait de ce fait rester au gouvernement. /Photo d'archives/REUTERS/Robert Pratta

Le parquet de Brest a ouvert une enquête préliminaire sur les activités passées de Richard Ferrand, une décision qui accentue la pression sur ce proche d’Emmanuel Macron et sur l’exécutif.

“Je ne suis pas juge ni policier mais je souhaite que M. Ferrand reste le plus longtemps accroché à son clou car il est la démonstration du fait que désormais c’est comme auparavant » a dit Jean-Luc Mélenchon à Vaulx-en-Velin, dans la banlieue lyonnaise, où il est venu soutenir les candidats de la France Insoumise dans les 14 circonscriptions du département du Rhône.

“C’est la démonstration du fait qu’en dépit de toutes les grandes phrases qu’ils avaient utilisées, ceux-là sont comme les précédents. D’ailleurs ce sont les mêmes, ils viennent du même endroit”, a ajouté devant la presse l’ancien ministre, lui-même candidat aux législatives à Marseille.

“Richard Ferrand est en quelque sorte le hors d’oeuvre de ce qui va arriver. Voilà ce qu’il en coûte à ceux qui ne veulent surtout pas changer la nature des institutions et le système pyramidal dans lequel nous vivons aujourd’hui”, a poursuivi l’ex-candidat à l’élection présidentielle.

Pour Jean-Luc Mélenchon, cette affaire Ferrand “risque de jouer le rôle d’un rideau de fumée qui nous empêche de discuter de ce qui s’avance, à savoir une super loi El Khomri, une augmentation de la CGS qui va dévaliser de 250 euros par an toutes les petites payes et les petites retraites”.

“Il me semble qu’on peut parler d’autre chose que des casiers judiciaires de ceux qui nous dirigent”, a-t-il conclu.

Catherine Lagrange, édité par Elizabeth Pineau

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