May 29, 2017 / 6:11 PM / 2 years ago

Baroin favorable à des désistements face au FN

PARIS (Reuters) - François Baroin, qui conduit la campagne des Républicains (LR) aux législatives, a plaidé lundi en faveur d’une stratégie de désistement réciproque avec les candidats d’Emmanuel Macron dans les circonscriptions où le Front national semble en mesure de l’emporter.

François Baroin, qui conduit la campagne des Républicains (LR) aux législatives, a plaidé lundi en faveur d'une stratégie de désistement réciproque avec les candidats d'Emmanuel Macron dans les circonscriptions où le Front national semble en mesure de l'emporter. /Photo d'archives/REUTERS/Jacky Naegelen

La question de l’attitude à observer face au parti d’extrême droite fait depuis longtemps l’objet de débats, à droite, entre les tenants de la ligne dite du “front républicain” et les partisans d’un “ni-ni” consistant à ne pas choisir.

“Notre combat a toujours été contre les extrêmes et les gaullistes sont les adversaires historiques du Front national et de l’extrême droite”, a déclaré François Baroin à des journalistes, notamment de France Bleu et du Figaro, en marge d’un déplacement à la Baule (Loire-Atlantique).

“Donc cette question est tranchée depuis très longtemps et, naturellement, tout sera mis en oeuvre au niveau national pour éviter ce genre de choses”, a poursuivi le sénateur LR.

“Je souhaite d’ailleurs que la réciproque soit vraie du côté d’En marche ! comme du Parti socialiste. Les désistements devront faire partie de l’entre-deux-tours des législatives.”

Marine Le Pen a raillé par communiqué la position de François Baroin.

“En abandonnant ainsi le ‘ni-ni’ pour une stratégie visant à faire élire le maximum de députés du parti En Marche, M. Baroin apporte une énième confirmation de ce que nous répétons depuis des semaines : LR n’est pas un parti d’opposition à M. Macron, c’est un strapontin à la majorité présidentielle”, écrit-elle.

La droite apparaît particulièrement déboussolée depuis l’élection d’Emmanuel Macron, théoricien du “et droite et gauche”.

Selon François Baroin, si LR et ses alliés remportent le scrutin des 11 et 18 juin, il n’y aura pas de cohabitation mais, a-t-il dit au Parisien ce week-end, un “partage de responsabilités” qui “n’aura rien de conflictuel”.

D’autres, à commencer par le Premier ministre Edouard Philippe, ont rejoint le chef de l’Etat sans attendre le résultat des législatives, tandis que la frange la plus à droite de LR entend ne faire aucune concession à l’exécutif.

Simon Carraud, édité par Yves Clarisse

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