May 25, 2017 / 1:46 PM / in a year

Poignées de mains fermes et compliments entre Macron et Trump

BRUXELLES (Reuters) - Une poignée de main ferme, des félicitations et du “pragmatisme”: Emmanuel Macron et Donald Trump se sont rencontrés jeudi à Bruxelles, en marge d’un mini-sommet de l’Otan, pour un déjeuner de travail consacré à l’accord international sur le climat et aux crises internationales.

Une poignée de main ferme et des félicitations : Emmanuel Macron et Donald Trump se sont rencontrés jeudi à Bruxelles, en marge d'un mini-sommet de l'Otan, pour un déjeuner de travail qui devrait être largement consacré à l'accord international sur le climat et aux crises internationales. /Photo prise le 25 mai 2017/REUTERS/Jonathan Ernst

Le chef de l’Etat français est arrivé peu après 13h00 (11h00 GMT) à la résidence de l’ambassadeur des Etats-Unis, où il a été accueilli par son homologue américain et son épouse, Melania Trump.

“Vous avez mené une campagne incroyable et remporté une formidable victoire”, a déclaré Donald Trump, 70 ans, à son homologue de 39 ans. “Le monde entier en a parlé, nous avons de nombreux sujets à aborder, notamment le terrorisme (...).”

“Félicitations, bien joué”, a-t-il ajouté.

“C’est sur toi que j’avais parié” (“you were my guy”) et non sur Marine Le Pen, lui a ensuite dit Donald Trump, une fois les caméras parties, selon des propos rapportés par l’entourage d’Emmanuel Macron. Durant la campagne, des déclarations du président américain avaient pu laisser penser le contraire.

Assis à ses côtés dans un salon de la résidence, Emmanuel Macron s’est dit “très heureux” de rencontrer Donald Trump.

“On a un agenda extrêmement large à discuter au sujet de la lutte contre le terrorisme, l’économie, les sujets climatiques et énergétique”, a-t-il dit. “Ce sommet de l’Otan est pour nous l’occasion d’une première rencontre et je suis très heureux de pouvoir, ensemble, changer beaucoup de choses”.

Au cours de ce préambule, les deux présidents ont échangé une poignée particulièrement ferme, visages tendus et mâchoires serrées, avant un déjeuner à huis clos. Au menu : tomate mozzarella, filet de veau et pommes château, puis mousse au chocolat belge au dessert.

“TONALITÉ CONVIVIALE”

Autour de la table côté français, se trouvaient les ministres Sylvie Goulard (Armées) et Jean-Yves Le Drian (Europe et Affaires étrangères), le chef d’état-major particulier d’Emmanuel Macron, l’amiral Bernard Rogel, le chef de la cellule diplomatique de l’Elysée, Philippe Etienne, et deux autres conseillers.

A l’issue de la rencontre, qui a duré plus d’une heure et demie et qui s’est déroulée en anglais, le président français a fait état d’un “long échange”, “extrêmement direct et très franc”.

“Je dirais que le coeur de nos échanges fut le pragmatisme”, a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse. “Donc il y a des sujets sur lesquels nous n’avons pas forcement la même lecture, (...) mais nous avons pu échanger de manière extrêmement directe avec une volonté affichée de renforcer notre partenariat et notre coopération en matière de lutte contre le terrorisme”.

Les deux dirigeants ont également évoqué la crise syrienne - “mon souhait est que nous puissions ensemble réussir à associer toutes les parties prenantes de ce conflit pour construire une feuille de route diplomatique inclusive et je crois que (Donald Trump-NDLR) partage cette vue” - et le climat.

L’application de l’accord de Paris, conclu en décembre 2015 après d’âpres négociations - a été remise en question par le président américain qui a promis pendant la campagne présidentielle de “l’annuler” avant de se raviser.

Il a indiqué qu’il rendrait sa décision au retour du sommet du G7, qui se tient vendredi et samedi en Sicile.

“Je lui ai rappelé l’importance de ces accords pour nous, l’importance de ces engagements, (...) pour la communauté internationale”, a déclaré Emmanuel Macron.

Il s’agit de la première rencontre entre les deux dirigeants qui font tous deux leurs premiers pas sur la scène internationale cette semaine, à l’Otan et au sommet du G7.

Quelques heures plus tard, leurs retrouvailles au nouveau siège de l’Otan, en compagnie des autres chefs d’Etats et de gouvernements de l’Alliance, a donné lieu à une nouvelle poignée de main vigoureuse.

Avec Steve Holland, édité par Simon Carraud

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