May 24, 2017 / 8:14 AM / 2 years ago

L'exécutif veut boucler rapidement les réformes sociales

PARIS (Reuters) - Emmanuel Macron et le gouvernement veulent boucler rapidement les premières réformes sociales et travailler sur la réforme des retraites en 2018, ont déclaré mercredi des dirigeants syndicaux et du patronat après des rencontres à Matignon.

L'exécutif veut boucler rapidement les premières réformes sociales et travailler sur la réforme des retraites en 2018, ont déclaré mercredi des dirigeants syndicaux et du patronat. Le président de la CFE-CGC, François Hommeril (à droite), a dit aux journalistes que la réforme du droit du travail devrait être terminée "avant septembre, octobre peut-être dernier délai". /Photo prise le 23 mai 2017/REUTERS/Philippe Wojazer

Le président de la CFE-CGC, François Hommeril, a dit aux journalistes que la réforme du droit du travail devrait être terminée “avant septembre, octobre peut-être dernier délai”.

Le président du Medef a apporté des précisions sur la suite.

“Nous avons établi qu’après la réforme du marché du travail, ce serait toute la partie assurance chômage et formation professionnelle, en deuxième bloc, sans doute à l’automne. Et troisième bloc en 2018 : tout ce qui est retraites”, a dit Pierre Gattaz après un entretien avec le Premier ministre, Edouard Philippe, et la ministre du Travail, Muriel Pénicaud.

Emmanuel Macron, qui a reçu les partenaires sociaux mardi ([nL8N1IP22O]), avait annoncé pendant la campagne la présentation durant l’été d’un projet de loi d’habilitation pour pouvoir, par ordonnances, décentraliser la négociation sociale en donnant plus de place aux accords majoritaires d’entreprises et de branches.

Il a également promis le plafonnement des indemnités prud’homales et la fusion des instances représentatives du personnel.

Des promesses vues comme un casus belli par certains syndicats, qui avaient livré en 2016 une longue bataille dans la rue contre la réforme du droit du travail menée par le gouvernement de François Hollande.

SUITE DE LA CONCERTATION LUNDI

Edouard Philippe et Muriel Pénicaud recevront successivement lundi Philippe Martinez (CGT), Laurent Berger (CFDT), Alain Griset (U2P), François Asselin (CPME) et Philippe Louis (CFTC).

Les partenaires sociaux reverront la ministre du Travail la semaine prochaine, a précisé le secrétaire général de FO, Jean-Claude Mailly, troisième responsable reçu mercredi à Matignon.

Il a ajouté qu’une “feuille de route plus précise sur les thèmes à discuter” serait établie “d’ici une quinzaine de jours” et assuré que la concertation se poursuivrait tout l’été.

“S’il y a un projet de loi d’habilitation, mettons début juillet, ça ne finit pas la concertation, la concertation va continuer, y compris au mois de juillet et au mois d’août”, a-t-il dit.

Pierre Gattaz a de nouveau demandé la suppression des contraintes liées à la pénibilité et du prélèvement de l’impôt à la source, “deux usines à gaz qui polluent les esprits des chefs d’entreprise terriblement”.

“Ce dispositif de pénibilité, nous attendons qu’on nous confirme qu’il sera bien suspendu, il faut le faire assez vite”, a-t-il dit. Un des dirigeants reçus mardi par le chef de l’Etat avait annoncé qu’il déciderait d’un moratoire.

Edité par Elizabeth Pineau

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