May 11, 2017 / 5:13 PM / 2 years ago

Mise en examen supplétive pour Guéant et Mignon

L’ancien secrétaire général de l’Elysée Claude Guéant (photo) et l’ex-directrice de cabinet de Nicolas Sarkozy Emmanuelle Mignon ont fait l'objet d'une mise en examen complémentaire dans l'affaire des sondages de l'Elysée. /Photo d'archives/REUTERS/Jacky Naegelen

PARIS (Reuters) - L’ancien secrétaire général de l’Elysée Claude Guéant et l’ex-directrice de cabinet de Nicolas Sarkozy Emmanuelle Mignon ont fait l’objet d’une mise en examen complémentaire dans l’affaire des sondages de l’Elysée, a-t-on appris jeudi de source proche du dossier.

Emmanuelle Mignon avait déjà été mise en examen pour favoritisme et Claude Guéant pour complicité de favoritisme dans ce dossier, dans lequel est aussi impliqué, notamment, l’ancien conseiller de l’ombre de Nicolas Sarkozy, Patrick Buisson, dont la société Publifact est au coeur de l’enquête.

Des éléments nouveaux découverts par le juge chargé de l’affaire ont conduit à un réquisitoire supplétif et à cette nouvelle mise en examen, pour “détournement de fonds publics par négligence”, précise-t-on de même source.

Claude Guéant, Emmanuelle Mignon, Patrick Buisson et un ancien conseiller opinion de Nicolas Sarkozy, Julien Vaulpré, ont été entendus mercredi au pôle financier lors d’une confrontation, dit-on de source proche du dossier.

L’information judiciaire pour favoritisme et détournement de fonds publics vise des sondages et des prestations de communication commandés par l’Elysée sous la présidence de Nicolas Sarkozy de 2007 à 2012.

L’affaire, lancée en 2009 par un rapport de la Cour des comptes sur la gestion du budget de l’Elysée, a pris un tour judiciaire l’année suivante après une plainte de l’association Anticor.

Selon celle-ci, une bonne partie des sondages commandés sans appel d’offres à la société Publifact, entre 2007 et 2009, n’avaient pas d’intérêt public lié à la fonction présidentielle.

Anticor estime que certains sondages réalisés sur la période 2010-2012 après appels d’offres ne relevaient pas non plus de la fonction présidentielle.

Emmanuel Jarry, édité par Yves Clarisse

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