May 10, 2017 / 7:11 AM / a year ago

COR-Mélenchon candidat aux législatives à Marseille

PARIS/MARSEILLE (Reuters) - Avec correction du chiffre du 2nd tour 78,65%, 11e §

Jean-Luc Mélenchon, qui rêve de prendre la tête d'une cohabitation face au "monarque" Emmanuel Macron, se rendra jeudi à Marseille où il pourrait officialiser sa candidature aux élections législatives des 11 et 18 juin dans la 4e circonscription, face au socialiste sortant Patrick Mennucci. /Photo prise le 18 avril 2017/REUTERS/Robert Pratta

Jean-Luc Mélenchon, qui rêve de prendre la tête d’une cohabitation face au “monarque” Emmanuel Macron, se rendra jeudi à Marseille où il pourrait officialiser sa candidature aux élections législatives des 11 et 18 juin dans la 4e circonscription, face au socialiste sortant Patrick Mennucci.

Le candidat malheureux de La France insoumise à la présidentielle, dont l’état-major a pris acte mardi de l’absence d’accord avec les communistes en vue des législatives, est arrivé en tête dans cette ville, avec 24,82% des voix, le 23 avril dernier à l’issue du premier tour.

“Les amis ont dit ‘tu ne peux pas aller dire aux gens nous repartons à la bataille, nous allons être majoritaires aux élections législatives et tout le monde y est sauf toi, ça ne tient pas debout’ donc il faut y aller”, a expliqué Jean-Luc Mélenchon sur BFM TV et RMC.

Dans une lettre adressée aux “insoumises et insoumis” marseillais et consultée par Le Monde, il fait part de sa volonté de se “proposer dans la 4e circonscription”, précisant s’être “entretenu avec les animateurs locaux”.

“Mais j’ai besoin pour mener ce combat de l’appui de tous et de toutes dans toute la ville”, a ajouté l’eurodéputé, qui, selon Le Monde, s’en remet également au soutien des différents comités locaux.

Si le choix de la 4e circonscription s’est imposé naturellement - Jean-Luc Mélenchon y était arrivé en tête avec 39,09% des voix au premier tour de la présidentielle, la partie est loin d’être gagnée pour l’eurodéputé qui devrait affronter le député socialiste sortant Patrick Mennucci.

Dans une déclaration publiée sur son compte Facebook, ce dernier, qui s’était imposé en 2012 face au Front national, étrille son possible adversaire, qu’il qualifie de “nomade électoral” et de “député plateau télé”.

“En l’espace de 8 ans, il fut sénateur de l’Essonne, député européen du Sud-Ouest, candidat aux législatives dans le Nord et maintenant candidat dans les Bouches-du-Rhône”, souligne Patrick Mennucci, qui briguera le 11 janvier un second mandat.

“FATIGUE MAIS CONVAINCU”

La 4e circonscription des Bouches-du-Rhône regroupe les 1er, 2e et 3e arrondissements de Marseille et une partie des 5 et 6e arrondissement de la ville.

Au premier tour de la présidentielle, Jean-Luc Mélenchon y a fini en tête devant Emmanuel Macron (21,81%), Marine Le Pen (14,36%), François Fillon (10,84%) et Benoît Hamon (8,68%).

Emmanuel Macron l’a emporté au second tour face à Marine Le Pen avec 78,65% des voix.

A 65 ans, Jean-Luc Mélenchon a précisé avoir hésité à briguer une investiture en raison de la “fatigue”, tout en se disant “convaincu”.

En 2012, alors candidat du Front de Gauche (alliance du Parti de Gauche et du PCF), il avait terminé à la troisième place derrière à la candidate du Front national Marine Le Pen à Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais) lors des législatives, qui avaient été remportées par le socialiste Philippe Kemel.

Cinq ans plus tard, l’ancien sénateur de l’Essonne espère pouvoir transformer l’essai de la présidentielle - où il a réalisé un score historique pour sa famille politique avec 19,58% des voix - lors des législatives.

“Nous partons conquérants, nous voulons renverser la situation”, a-t-il dit, après avoir assuré dimanche qu’une nouvelle majorité était possible autour de son mouvement.

Dans sa ligne de mire, l’ancien ministre de l’Economie et nouveau président, Emmanuel Macron, qu’il entend “combattre implacablement” en se “portant à la tête si les électeurs le veulent d’une cohabitation s’il est possible de la réaliser”.

Face à certains sondages qui donnent son mouvement à six points de la République en Marche (REM) d’Emmanuel Macron, dont il a fustigé le “style monarchique”, le leader de la France insoumise s’est voulu confiant.

“Ce n’est rien, six points, ça se rattrape”, a-t-il dit. “Je dis aux gens ‘ne donnez pas les pleins pouvoirs à M Macron. Votez pour les candidats de La France insoumise’”.

Des candidats qui devraient être investis dans la quasi totalité des 577 circonscriptions après l’échec des négociations entre la FI et le Parti communiste, acté mardi soir par le directeur de campagne de Jean-Luc Mélenchon qui en a imputé la responsabilité au PCF.

Marine Pennetier à Paris et Jean-François Rosnoblet à Marseille, avec Simon Carraud, édité par Yves Clarisse

0 : 0
  • narrow-browser-and-phone
  • medium-browser-and-portrait-tablet
  • landscape-tablet
  • medium-wide-browser
  • wide-browser-and-larger
  • medium-browser-and-landscape-tablet
  • medium-wide-browser-and-larger
  • above-phone
  • portrait-tablet-and-above
  • above-portrait-tablet
  • landscape-tablet-and-above
  • landscape-tablet-and-medium-wide-browser
  • portrait-tablet-and-below
  • landscape-tablet-and-below