May 9, 2017 / 2:00 PM / a year ago

Le PS présente projet et candidats au nom d'une gauche "exigeante"

PARIS (Reuters) - Le premier secrétaire du Parti socialiste a plaidé mardi pour une “gauche exigeante” en vue des élections législatives de juin, au coeur d’un paysage politique dynamité par l’entrée d’Emmanuel Macron à l’Elysée.

Le premier secrétaire du Parti socialiste a plaidé mardi pour une "gauche exigeante" en vue des élections législatives de juin, au coeur d'un paysage politique dynamité par l'entrée d'Emmanuel Macron à l'Elysée. /Photo prise le 24 avril 2017/REUTERS/Vincent Kessler

Jean-Christophe Cambadélis a réuni dans la salle parisienne de La Mutualité les candidats investis par le PS pour les scrutins des 11 et 18 juin, qui se présenteront sur la base d’une plate-forme programmatique commune entérinée par un Bureau national.

“Le Parti socialiste va se présenter pour essayer, tenter de convaincre l’ensemble des Français qu’il faut des solutions concrètes à leur situation”, a déclaré le patron des socialistes à son arrivée. “Nous serons sur une orientation d’autonomie du Parti socialiste puisque M. Emmanuel Macron, notre président, ne veut pas d’alliance mais nous serons une gauche constructive et une gauche exigeante, vigilante.”

“Donc nous sommes en phase de rassemblement du Parti socialiste et cette décision du Bureau national est quand même un coin de ciel bleu dans le moment que nous traversons”, a-t-il ajouté devant la presse.

LA CAS VALLS

Jean-Christophe Cambadélis n’a pas souhaité commenter plus avant le cas particulier de l’ancien Manuel Valls, qui a dit son souhait de se présenter sous l’étiquette majorité présidentielle à Evry, dans l’Essonne.

Une démarche accueillie avec fureur par certains socialistes et avec tiédeur par les dirigeants de la République en marche, le mouvement du président élu qui compte présenter ses propres candidats aux législatives.

Interrogé à ce sujet par la presse, Luc Carvounas, un proche de l’ancien Premier ministre, a dit sa déception, estimant que Manuel Valls “avait plus de sens et plus de poids à rester ici, au Parti socialiste”.

“Je trouve assez étrange, à un moment où on devrait être derrière l’idée de rassembler, que les lieutenants du nouveau président prennent plus de temps à chercher à humilier un ancien Premier ministre en se réfugiant derrière une procédure administrative”, a toutefois ajouté le sénateur. “Si changer la politique, c’est se comporter comme cela je pense que nos compatriotes vont vite déchanter”.

Majoritaire pendant cinq ans à l’Assemblée nationale, le PS a beaucoup à perdre lors de législatives à haut risque pour les partis traditionnels français, éliminés au premier tour de la présidentielle.

Affaibli par l’échec historique du scrutin du 23 avril, où son candidat a recueilli 6,3% des voix, le PS renoue avec ses lignes de fracture entre aile droite, favorable à un rapprochement avec le mouvement d’Emmanuel Macron, et aile gauche, autour de Benoît Hamon.

Un congrès du parti pourrait avoir lieu dans les mois qui viennent.

Jean-Baptiste Vey et Elizabeth Pineau, édité par Yves Clarisse

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