May 7, 2017 / 9:16 AM / a year ago

Les électeurs appelés à choisir entre Macron et Le Pen

PARIS (Reuters) - Les Français de métropole votaient dimanche pour le second tour de l’élection présidentielle afin de désigner leur futur président entre Emmanuel Macron, favori des sondages, et Marine Le Pen, dernier acte d’une campagne inédite.

Les Français de métropole votaient dimanche pour le second tour de l'élection présidentielle afin de désigner leur futur président, entre le leader d'En Marche! Emmanuel Macron, favori des sondages, et la candidate du Front national Marine Le Pen, dernier acte d'une campagne inédite. /Photo prise le 7 mai 2017/REUTERS/Robert Pratta

Le candidat du mouvement En marche !, ancien ministre de l’Economie de François Hollande, est arrivé en tête du premier tour, le 23 avril, avec 24,01% des suffrages, devant la candidate du Front national, 21,30%, le meilleur score jamais réalisé par le FN lors d’une élection présidentielle.

Enjeu de ce scrutin, le taux de participation s’élevait à 17h00 à 65,30%, un chiffre en baisse par rapport à 2012 à la même heure (71,96%), selon le ministère de l’Intérieur. Au premier tour, le 23 avril à la même heure, il s’élevait à 69,42%.

Les premiers résultats et estimations ne seront connus qu’à partir de 20h00 mais selon trois instituts de sondages cités par la presse belge, Emmanuel Macron pourrait l’emporter avec plus de 60% des voix à l’issue d’un scrutin marqué par un nombre important de votes blancs et nuls.

Les deux candidats, qui ont appelé leurs partisans à se réunir dans la soirée à Paris - au chalet du Lac à Vincennes pour l’une, sur l’esplanade du Louvre pour l’autre - ont voté tous les deux vers 11h00 dans le Pas-de-Calais.

Marine Le Pen s’est rendue dans un bureau de vote d’Hénin-Beaumont avec, à ses côtés, le maire de la ville et président par intérim du FN Steeve Briois. Souriante, l’eurodéputée de 48 ans s’est offert un court bain de foule avant de s’engouffrer dans sa voiture, sans répondre aux questions des nombreux journalistes présents.

Quelques minutes plus tôt, Emmanuel Macron, accompagné de son épouse Brigitte, avait glissé son bulletin dans l’urne au Touquet, où il s’est prêté à la sortie du bureau de vote au jeu des selfies et a serré de nombreuses mains.

“Nous avons voté, c’est chose faite, maintenant je m’en remets au destin”, a dit l’ancien banquier d’affaires de 39 ans, à la presse. “Pour le reste, j’invite tous nos concitoyens aujourd’hui à aller voter et à faire ce devoir citoyen d’importance, beaucoup se sont battus pour l’avoir.”

Au total, quelque 47,5 millions d’électeurs sont appelés à voter pour désigner le successeur de François Hollande, jusqu’à 19h00 - ou 20h00 à Paris et dans certaines grandes villes.

Les écarts dans les sondages - qui donnent tous Emmanuel Macron largement devant - sont tels que le suspense portait davantage sur la marge du vainqueur et le niveau de la participation, qui s’était élevée au premier tour à près de 78%.

HAUTE SÉCURITÉ

Le second tour se déroule dans “des conditions de sécurité maximales” compte tenu du niveau de menace jugé très haut par les autorités françaises, deux semaines après l’attentat des Champs-Elysées et quelques jours après l’arrestation d’un homme radicalisé près de la base militaire d’Evreux (Eure).

Comme lors du premier tour, plus de 50.000 policiers et gendarmes, appuyés par les 7.000 militaires de l’opération Sentinelle, sont mobilisés à travers la France.

Signe de la fébrilité, l’esplanade du Louvre à Paris a été brièvement évacuée en début d’après-midi en raison d’un bagage suspect au niveau de la salle de presse mise en place en vue du rassemblement des partisans d’Emmanuel Macron dans la soirée.

Placée sous haute sécurité, la campagne électorale aura été marquée par de nombreux rebondissements : démêlés judiciaires de François Fillon, élimination dès le premier tour des deux grands partis politiques traditionnels de droite et de gauche, et débat d’entre-deux-tours d’une véhémence encore jamais vue.

Dernier rebondissement en date, l’annonce vendredi soir d’une vaste attaque informatique contre l’équipe de campagne d’Emmanuel Macron et la publication sur internet de documents présentés comme émanant du mouvement En Marche !

A la suite de cette diffusion de données, la Commission nationale de contrôle de la campagne présidentielle a appelé samedi les médias à ne pas relayer le contenu de ces documents “afin de ne pas altérer la sincérité du scrutin”.

Les électeurs de France métropolitaine ont été précédés samedi par les électeurs de différents départements et territoires d’Outre-mer, ainsi que les Français de l’étranger vivant sur le continent américain.

Marine Pennetier et Sybille de La Hamaide, édité par Henri-Pierre André

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