May 6, 2017 / 2:55 PM / in 2 years

Les Ultramarins donnent le coup d'envoi du second tour

PARIS (Reuters) - Des électeurs français d’outre-mer ou vivant sur le continent américain ont donné samedi le coup d’envoi du second tour de la présidentielle, qui oppose Emmanuel Macron à Marine Le Pen.

Un bureau de vote au consulat de France à New York. Des électeurs français d'outre-mer ou vivant sur le continent américain ont donné samedi le coup d'envoi du second tour de la présidentielle, qui oppose Emmanuel Macron à Marine Le Pen. /Photo prise le 6 mai 2017/REUTERS/Joe Penney

Les premiers bureaux de vote à ouvrir ont été ceux de Saint-Pierre-et Miquelon, au large du Canada (12h00 heure de Paris, 10h00 GMT).

Les électeurs de Guyane, puis ceux de Guadeloupe, de Martinique, de Saint-Barthélemy et Saint-Martin et enfin ceux de Polynésie française sont également appelés à voter samedi, tout comme les Français de l’étranger vivant sur le continent américain.

Suivront Wallis-et-Futuna et la Nouvelle Calédonie, tandis que le scrutin se déroulera dimanche à La Réunion et à Mayotte, comme pour les bureaux de vote ouverts dans les ambassades et les postes consulaires hors continent américain.

En métropole, les bureaux de vote ouvriront à 08h00 (06h00 GMT) et fermeront à 19h00, voire 20h00 dans certaines grandes villes.

Les premières estimations du résultat du scrutin seront diffusées dimanche à 20h00. D’ici là, les candidats et leurs soutiens ont interdiction de s’exprimer et la publication de sondages est également prohibée.

SOUS HAUTE SÉCURITÉ

Arrivé en tête du premier tour, le 23 avril, avec 24,01% des suffrages, le candidat du mouvement En Marche !, Emmanuel Macron, est largement favori face à Marine Le Pen.

La présidente en congé du Front national avait quant à elle obtenu 21,30% des voix au premier tour, au cours duquel la participation s’était élevée à près de 78% parmi les quelque 47 millions d’électeurs inscrits.

Alors que la France est placée sous le régime de l’état d’urgence depuis les attentats du 13 novembre 2015, les forces de l’ordre sont mobilisées pour assurer notamment la sécurité des 67.000 bureaux de vote ouverts sur l’ensemble du territoire français.

Comme au premier tour, plus de 50.000 policiers et gendarmes seront mobilisés en complément des 7.000 militaires de l’opération Sentinelle. Pour la seule agglomération parisienne, plus de 12.000 représentants des forces de l’ordre seront à pied d’oeuvre.

Les autorités seront également mobilisées pour protéger les QG de campagne des candidats ainsi que les rassemblements de leurs partisans en cas de victoire - sur l’esplanade du Louvre pour Emmanuel Macron, dans le Bois de Vincennes pour Marine Le Pen - et pour éviter des débordements après l’annonce des résultats.

Le 23 avril au soir, des heurts impliquant notamment des manifestants d’ultragauche avaient éclaté dans l’Est parisien, près des places de la Bastille et de la République, se soldant par 143 interpellations.

La préfecture de police de Paris a précisé dans un communiqué diffusé jeudi qu’”afin d’écarter les éventuels fauteurs de trouble, des arrêtés d’interdiction de séjour ciblés ser(aient) pris par le préfet de police.”

Les risques pesant sur la campagne électorale, puis sur le scrutin présidentielle et les élections législatives de juin, sont revenus au premier plan avec l’attaque du 20 avril sur les Champs-Elysées, qui a coûté la vie à un policier, l’arrestation d’un ancien militaire “radicalisé” vendredi près d’Evreux (Eure).

Myriam Rivet, édité par Eric Faye

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