April 12, 2017 / 3:52 PM / a year ago

Fillon fait la promotion de la "clause Molière"

RILLIEUX-LA-PAPE, Rhône (Reuters) - François Fillon a plaidé mercredi aux côtés du président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, Laurent Wauquiez, en faveur de la “clause Molière” qui impose aux travailleurs d’autres pays de l’UE de parler français sur les chantiers de France.

François Fillon a plaidé mercredi aux côtés du président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, Laurent Wauquiez, en faveur de la "clause Molière" qui impose aux travailleurs d'autres pays de l'UE de parler français sur les chantiers de France. /Photo prise le 11 avril 2017/REUTERS/Jean-Paul Pelissier

En visite sur un chantier où la région fait appliquer cette clause jugée illégale par le gouvernement et la Commission européenne, le candidat de la droite à la présidentielle a dit vouloir renégocier la directive sur les travailleurs détachés s’il est élu à l’Elysée.

“J’ai choisi de venir ici à l’invitation de Laurent Wauquiez pour affirmer ma volonté de faire renégocier de fond en comble la directive sur les travailleurs détachés” a-t-il dit, en se disant opposé à “un dumping social aussi lourd”.

“Dans un premier temps, je soutiens la clause Molière car c’est une façon d’envoyer un message très fort à l’Union européenne en leur disant qu’on ne peut pas continuer comme ça. Et ensuite, lorsque nous aurons gagné les élections, nous exigerons sa renégociation complète avec une règle simple : le coût du travail doit être le même pour des travailleurs détachés et pour des travailleurs nationaux dans un pays, ce qui suppose que les travailleurs détachés aient des entreprises qui payent les cotisations sociales.”

Laurent Wauquiez, qui défend bec et ongles l’application de cette clause Molière dans la région qu’il préside, ceci malgré l’opposition du préfet qui a fait jouer le contrôle de légalité, a même créé en mars une brigade dédiée à la vérification du respect de la clause sur les chantiers.

“Il s’agit de redonner nos chantiers en priorité à nos entreprises locales, et sortir du système des travailleurs détachés”, a-t-il expliqué. “C’est pour nous un signal très fort que [François Fillon] soit présent ici sur un chantier où la région applique la clause Molière.”

Catherine Lagrange, édité par Yves Clarisse

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