April 11, 2017 / 11:18 AM / in a year

Macron nie avoir changé d'avis sur les ordonnances

PARIS (Reuters) - Emmanuel Macron, favori des sondages pour l’élection présidentielle, a nié mardi, dans une interview accordée à Public Sénat et Sud Radio, avoir changé d’avis sur le recours à des ordonnances pour réformer la France.

Emmanuel Macron, favori des sondages pour l'élection présidentielle, a nié mardi, dans une interview accordée à Public Sénat et Sud Radio, avoir changé d'avis sur le recours à des ordonnances pour réformer la France. /Photo prise le 10 avril 2017/REUTERS/Philippe Wojazer

Dans la dernière édition du Journal du Dimanche, l’ancien ministre de l’Economie déclarait vouloir prendre plusieurs mesures de simplification par ordonnances dès les premières semaines de son quinquennat, s’il est élu le 7 mai.

Il disait vouloir procéder de la même façon pour étendre le périmètre des accords d’entreprise et de branche et encadrer les décisions des prud’hommes, sujet hautement sensible.

Or, il déclarait dans Le Monde du 25 novembre 2016 : “Je ne crois pas une seule seconde aux cent jours et à la réforme par ordonnances (...) Les gens le prennent très mal.”

Ce changement de pied apparent a immédiatement suscité des critiques à droite comme à gauche, notamment par le candidat socialiste, Benoît Hamon, qui a prédit lundi une crise sociale si Emmanuel Macron réformait le droit du travail par ordonnances.

L’ex-ministre de l’Economie a répliqué mardi que sa déclaration de novembre 2016 avait été “sortie complètement de son contexte” et portait en fait sur la loi Travail.

“Quand on est en fin de quinquennat sans l’avoir expliqué, sans l’avoir porté dans une présidentielle (...) dire on va y aller par ordonnances, ce n’est pas une bonne idée”, a-t-il dit.

Il a en revanche fait valoir qu’il proposait et défendait son projet de réforme du droit du travail dans le cadre de la campagne présidentielle et depuis des mois, “dans tous (les) meetings, dans tous les articles, dans tous les débats”.

“J’ai dit, il y a une partie de mon programme que je ferai dans des lois classiques, une autre, la réforme du droit du travail (que je) ferai par ordonnances”, a-t-il poursuivi.

“L’ordonnance, ce n’est pas contre la loi, l’ordonnance c’est (...) un texte qui a valeur de loi mais qui permet d’aller plus vite (...) Ça permet d’accélérer les débats.”

Le président du Medef, Pierre Gattaz, a pour sa part laissé entendre que cette démarche lui convenait.

“Quand vous annoncez clairement votre programme, avant l’élection c’est mieux”, a-t-il dit lors de sa conférence de presse mensuelle. “Il ne faut pas de malentendu (...) Le problème c’est, est-ce qu’on veut repartir à l’assaut du monde et du futur. Je pense qu’il faut aller vite.”

Emmanuel Jarry, avec Cyril Camu, édité par Sophie Louet

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