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Paris et Berlin affirment leur "responsabilité" envers l'UE

Les présidents français et allemand ont souligné jeudi la "responsabilité éminente" des deux pays pour dessiner l'avenir d'une Union européenne meurtrie par le prochain départ du Royaume-Uni et traversée par des tentations nationalistes. /Photo prise le 30 mars 2017/REUTERS/Gonzalo Fuentes

PARIS (Reuters) - Les présidents français et allemand ont souligné jeudi la “responsabilité éminente” des deux pays pour dessiner l’avenir d’une Union européenne meurtrie par le prochain départ du Royaume-Uni et traversée par des tentations nationalistes.

Au lendemain du début du processus formel de sortie des Britanniques de l’UE, “nos deux pays sont essentiels pour que l’Europe puisse avancer”, a dit François Hollande, qui recevait Frank-Walter Steinmeier à l’Elysée pour le premier déplacement à l’étranger de ce dernier en tant que président.

“Nous avons une responsabilité éminente, la France et l’Allemagne, qui est de donner un cap à l’Europe”, a ajouté le président français, un des principaux architectes, avec la chancelière Angela Merkel, des projets de renforcement de l’Union.

France et Allemagne ont “une commune aspiration à lutter contre toutes les formes d’extrémisme, de retour aux nationalismes qui ont fait tant de mal à l’Europe et qui peuvent encore altérer la paix dans le monde”, a-t-il poursuivi, en soulignant que “nos sociétés sont traversées par les mêmes tentations ou les mêmes pressions, tentations qui pourraient être celle du repli, celle de la frilosité, celle aussi du piège nationaliste”.

Frank-Walter Steinmeier s’est réjoui que “les gouvernements allemand et français soient prêts à continuer d’avancer main dans la main pour construire l’avenir de l’Union européenne”.

“Que nous le voulions ou non, l’Allemagne et la France vont devoir assumer une responsabilité encore plus grande qu’avant. Il va leur incomber de protéger le processus d’intégration de l’Union européenne et nourrir les espoirs des Européens.”

Le président allemand a lui aussi fait part de sa préoccupation face à “cette fascination pour les régimes autoritaires”, en Allemagne ou en France, où les sondages voient le Front national qualifié pour le second tour de l’élection présidentielle.

Jean-Baptiste Vey, édité par Sophie Louet

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