February 23, 2017 / 12:23 PM / a year ago

Blocage de lycées et manifestations pour soutenir Théo

PARIS (Reuters) - Des jeunes ont bloqué jeudi l’entrée d’une quinzaine de lycées parisiens et d’autres en banlieue pour protester contre les violences policières et apporter leur soutien à Théo, le jeune homme interpellé violemment début février.

Des jeunes ont bloqué jeudi l'entrée d'une quinzaine de lycées parisiens pour protester contre les violences policières et apporter leur soutien à Théo, dont l'interpellation violente début février a ravivé des tensions en banlieue. /Photo prise le 23 février 2017/REUTERS/Gonzalo Fuentes

Au total, 26 personnes ont été interpellées dans la région parisienne, dont 21 à Paris, où plusieurs centaines de manifestants ont participé à une manifestation non autorisée par la préfecture de police.

Des heurts ont éclaté à plusieurs reprises avec les forces de l’ordre, qui ont essuyé des jets de projectiles et riposté avec des gaz lacrymogènes.

Le recteur d’académie, Gilles Pécout, a annoncé que le proviseur adjoint du lycée Elisa Lemonnier, dans le 12e arrondissement, avait été blessé par le jet d’un extincteur par un manifestant alors que l’établissement était bloqué.

Une plainte a été déposée, précise-t-il dans un communiqué, en assurant qu’”à chaque fois que cela sera nécessaire, des sanctions seront prises et un dépôt de plainte effectué”.

Les blocages mettent en danger les personnels et les élèves, poursuit le recteur, qui en appelle à la responsabilité.

La ministre de l’Education, Najat Vallaud-Belkacem, a également lancé un appel au calme tout en disant comprendre “l’émotion” de la jeunesse.

“C’est un appel au calme que je lance parce que les débordements, les violences, les blocages ne sont pas acceptables et l’Etat fera preuve de la plus grande fermeté”, a-t-elle déclaré sur Public Sénat.

Ce nouveau mouvement fait suite à l’interpellation violente de Théo à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) le 2 février. Les quatre policiers présents au moment de l’arrestation ont été mis en examen, l’un pour viol, les trois autres pour violences volontaires.

Jean-Baptiste Vey et Gérard Bon, édité par Yves Clarisse

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