February 3, 2017 / 10:15 PM / 2 years ago

Les Etats fondateurs de l'UE évoquent une Europe à plusieurs vitesses

La chancelière allemande Angela Merkel et les dirigeants des autres membres fondateurs de l'Union européenne ont évoqué vendredi la possibilité d'une Europe à plusieurs vitesses pour répondre à la crise de la construction communautaire et au départ à venir du Royaume-Uni. /Photo prise le 3 février 2017/REUTERS/Darrin Zammit-Lupi

LA VALETTE (Reuters) - La chancelière allemande Angela Merkel et les dirigeants des autres membres fondateurs de l’Union européenne ont évoqué vendredi la possibilité d’une Europe à plusieurs vitesses pour répondre à la crise de la construction communautaire et au départ à venir du Royaume-Uni.

Ces dernières années ont montré “qu’il y aura une UE avec différentes vitesse et que chacun ne prendra pas part aux mêmes degrés d’intégration”, a déclaré la chancelière allemande au terme du sommet informel de Malte où les Européens ont discuté de l’immigration mais également des préparatifs du 60e anniversaire des traités de Rome, qui sera célébré le 25 mars prochain.

Même s’ils sont en désaccord sur des détails, l’Allemagne, la France et nombre des 17 autres Etats de la zone euro veulent accentuer l’intégration et la cohésion des pays partageant la monnaie unique européenne.

A l’inverse, d’autres pays membres redoutent que ce premier cercle ne pousse en faveur de politiques européennes dont eux ne voudraient pas.

La déclaration du 25 mars doit affirmer les valeurs et les objectifs d’une Union prête à avancer malgré des dissensions, les élections en France et en Allemagne, la perspective du “Brexit” et le trouble créé par l’entrée en fonctions du président américain Donald Trump.

François Hollande a jugé possible que cette déclaration de Rome mentionne la possibilité d’une Europe “à plusieurs vitesses” mais a aussi souligné la nécessité de préserver l’unité européenne.

Même avec des coopérations structurées ou renforcées, l’unité de l’Europe est indispensable et s’en écarter comporte des risques, a poursuivi le président français à l’adresse de ceux qui considèrent l’Europe comme un “tiroir-caisse”, un “restaurant self-service où on vient chercher ce dont on a besoin, où on prend des fonds structurels, où on accède à un marché intérieur” et où “on est solidaires de rien”.

“Non, l’Europe c’est fait pour être plus fort ensemble et c’est cette règle, ce principe-là qui devra être rappelé plus fort en mars”, a-t-il considéré.

Dans un document résumant leur “vision sur le futur de l’Europe”, les trois pays du Benelux, eux aussi membres fondateurs de la communauté européenne, estiment que “différents parcours d’intégration et une meilleure coopération pourraient apporter des réponses efficaces aux défis qui affectent les Etats membres à différents niveaux”.

Andreas Rinke et Alastair Macdonald avec Elizabeth Pineau à Paris; édité par Henri-Pierre André

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