February 2, 2017 / 10:06 PM / in 2 years

Washington s'apprêterait à imposer de nouvelles sanctions à l'Iran

WASHINGTON (Reuters) - Les Etats-Unis s’apprêtent à imposer de nouvelles sanctions à l’Iran, frappant une vingtaine “d’entités”, a-t-on appris jeudi auprès de sources au fait du dossier.

Les Etats-Unis s'apprêtent à imposer de nouvelles sanctions à l'Iran, frappant une vingtaine "d'entités", a-t-on appris jeudi auprès de sources au fait du dossier. Ces sanctions, décidées dit-on en partie en raison du tir de missile balistique auquel l'Iran a procédé dimanche, pourraient prendre effet vendredi. /Photo prise le 31 janvier 2017/REUTERS/Kevin Lamarque

Ces sanctions, décidées dit-on en partie en raison du tir de missile balistique auquel l’Iran a procédé dimanche, pourraient prendre effet vendredi. Leur impact serait toutefois relativement limité, note-t-on de même source.

Elles signaleraient néanmoins un changement de ton à Washington, un durcissement envers l’Iran, mais ne violeraient pas l’accord sur le nucléaire conclu en juillet 2015 entre les grandes puissances et Téhéran, dit-on de même source.

Les “entités” visées seraient au nombre de huit au moins pour des activités “liées au terrorisme” et 17 dans le secteur des missiles balistiques “et des armes de destruction massive”.

Donald Trump a déclaré jeudi que “rien n’était exclu” à propos de l’Iran après le tir de missile balistique que la République islamique a effectué dimanche.

Le président américain s’exprimait devant la presse et répondait à une question sur le point de savoir si les Etats-Unis envisageaient une réponse militaire.

Plusieurs hauts responsables républicains du Congrès militent publiquement en faveur de l’imposition de nouvelles sanctions contre Téhéran.

“AVERTISSEMENT”

Le président de la Chambre des représentants, Paul Ryan, s’est ainsi dit jeudi “en faveur de sanctions additionnelles”, estimant que la précédente administration démocrate de Barack Obama “s’est montrée beaucoup trop souple envers l’Iran”.

Le sénateur Bob Corker, président de la commission des Affaires étrangères du Sénat, s’est réjoui, lui, d’avoir désormais à la Maison blanche “un partenaire disposé à traîter l’Iran de la manière don’t l’Iran doit être traîté”.

Dans un message publié jeudi matin sur son compte Twitter, Donald Trump rappelait que “l’Iran avait officiellement reçu un premier avertissement”. Et, ajoutait-il, les Iraniens “devraient être reconnaissants pour le catastrophique accord que les USA ont passé avec eux”.

Donald Trump faisait référence à l’accord conclu en juillet 2015 entre l’Iran et le groupe dit P5+1 (les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l’Onu et l’Allemagne) prévoyant une limitation du programme nucléaire iranien en échange d’un assouplissement des sanctions économiques.

Le nouveau chef de la Maison blanche a dénoncé à plusieurs reprises cet accord, s’alignant sur la position d’Israël sur cette question.

Les autorités iraniennes ont affirmé jeudi que l’essai de leur nouveau missile balistique avait été couronné de succès et ont balayé les critiques internationales, notamment américaines.

Le ministre iranien de la Défense, Hossein Dehghan, cité par l’agence de presse Tasnim, a comme la veille réaffirmé que ce test ne transgressait pas les dispositions de l’accord de juillet 2015 sur le programme nucléaire iranien et de la résolution du Conseil de sécurité qui l’appuie. [nL5N1FN3PM]

Arshad Mohammed, Eric Walsh et Ayesha Rascoe, Pierre Sérisier et Gilles Trequesser pour le service français

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