12 janvier 2017 / 11:08 / dans un an

Hollande souhaite une reprise rapide des négociations sur la Syrie

PARIS (Reuters) - François Hollande a appelé jeudi à une reprise rapide des négociations sur le conflit en Syrie sous l‘égide des Nations unies, réunissant l‘ensemble des parties prenantes, à l‘exception des groupes “fondamentalistes” et “extrémistes”, et les acteurs de la région.

François Hollande a appelé jeudi à une reprise rapide des négociations sur le conflit en Syrie, menées sous l'égide des Nations unies et réunissant l'ensemble des parties prenantes, à l'exception des groupes fondamentalistes et extrémistes. /Photo prise le 11 janvier 2017/REUTERS/Gonzalo Fuentes

“Les négociations doivent reprendre au plus vite” et être menées “dans le cadre qui a été fixé dès 2012 à Genève”, a dit le chef de l‘Etat français lors de ses voeux au corps diplomatique à l‘Elysée à Paris.

“Les paramètres sont déjà posés, il convient donc de rassembler les parties prenantes, toutes les parties prenantes, sauf les groupes fondamentalistes et extrémistes, et d‘agir dans le cadre de Genève”, a-t-il ajouté. “Nous devons également impliquer tous les acteurs de la région et je n‘en écarte aucun”, a-t-il dit, citant notamment l‘Iran.

Les pourparlers intersyriens doivent reprendre le 8 février prochain à Genève sous l‘égide de l‘Onu. La Russie, la Turquie et l‘Iran souhaitent organiser de leur côté des négociations de paix en janvier à Astana, la capitale du Kazakhstan.

Depuis le début du conflit syrien mi-mars 2011, aucune discussion entre les différentes parties syriennes n‘a permis de trouver une solution à la crise.

Dressant un bilan de son action diplomatique à l‘approche de l‘élection présidentielle à laquelle il a renoncé à se présenter, François Hollande a une nouvelle fois regretté la volte-face américaine de l‘été 2013 alors que la France était prête à intervenir en Syrie après l‘utilisation d‘armes chimiques.

“C’est un échec moral et politique pour la communauté internationale”, a-t-il dit. “J’entends dire maintenant, qu’il faudrait discuter avec (le président syrien-NDLR) Bachar al Assad, ce sont souvent les mêmes qui ont rompu avec lui en 2011 qui nous le demandent”, visant explicitement l‘opposition de droite française.

“J’ai toujours dit qu’il ne pouvait être la solution du problème dont il était la cause”, a-t-il ajouté. “Ce n’est pas qu’une question simplement de morale, ça compte la morale, c’est une question de lucidité”, a-t-il ajouté. “Mais j‘ai toujours affirmé qu’une transition politique en Syrie était nécessaire et qu‘elle impliquait de n’écarter aucun acteur de la région et de parler à tous, y compris le régime.”

Le conflit syrien, qui a fait plusieurs millions de déplacés et plus de 300.000 morts, a commencé en mars 2011 sous la forme d‘une contestation pacifique et s‘est transformé progressivement, sous l‘effet de la répression du régime, en rébellion armée, rejointe par la suite par des groupes djihadistes, dont l‘Etat islamique.

Marine Pennetier, édité par Yves Clarisse

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