January 9, 2017 / 6:05 AM / a year ago

La comédie musicale "La La Land" triomphe aux Golden Globes

LOS ANGELES (Reuters) - La comédie musicale “La La Land”, grande favorite de l’édition 2017 des Golden Globes, est sortie triomphante de la cérémonie avec sept récompenses, pour sept nominations, couronnant le succès au box-office de cet hommage à un Los Angeles de cinéma.

Le casting et l'équipe de "La La Land". La comédie musicale de Damien Chazelle "La La Land" sort triomphante de la cérémonie des Golden Globes, avec sept récompenses qui couronnent le succès de box-office de cet hommage à un Los Angeles de cinéma. /Photo prise le 8 janvier 2017/REUTERS/Mario Anzuoni

Sacré meilleur film dans la catégorie comédie/comédie musicale et lauréat du prix du meilleur scénario, du meilleur réalisateur, de la meilleure musique originale et de la meilleure chanson, “La La Land” réalise un sans-faute.

Les acteurs Emma Stone et Ryan Gosling, dont le film suit l’idylle dansée et chantée sur les collines de Los Angeles, ont reçu le prix de la meilleure actrice et du meilleur acteur de comédie pour ce film écrit et réalisé par Damien Chazelle.

Ryan Gosling incarne un pianiste de jazz et Emma Stone une jeune actrice aspirant à la célébrité dans les studios d’Hollywood. Le film sortira en France le 25 janvier.

“Moonlight”, film qui voit un jeune garçon noir, Chiron (Alex Hibbert) grandir en Floride au côté d’une mère toxicomane, a été sacré meilleur film dans la catégorie dramatique.

Ecrit et réalisé par Barry Jenkins, il s’inspire de la pièce de théâtre “In Moonlight Black Boys Look Blue” (Au clair de lune, les enfants noirs semblent être bleus).

PRIX POUR ISABELLE HUPPERT

Toujours dans la catégorie dramatique, Isabelle Huppert a été sacrée meilleure actrice pour son rôle dans le thriller psychologique “Elle”, de Paul Verhoeven. Adapté du roman de Philippe Dijan “Oh...” et produit en France, le film a reçu en outre le prix du meilleur film étranger.

Après avoir remercié l’Association de la presse étrangère à Hollywood (HFPA) pour son “ouverture d’esprit” face à un film riche en retournementS de situation, le réalisateur néerlandais a fait l’éloge de son actrice principale et lui a adressé plusieurs “I love you”.

Casey Affleck remporte le prix du meilleur acteur dans un film dramatique pour sa performance dans “Manchester by the sea”, écrit et réalisé par Kenneth Lonergan où il interprète un trentenaire divorcé appelé au chevet de son frère aîné mourant.

En matière de télévision, la série Netflix “The Crown” qui chronique la vie de la reine Elizabeth II a été préférée à “Games of Thrones” et “Westworld” pour le prix de la meilleure série dramatique.

MERYL STREEP FUSTIGE TRUMP

La cérémonie, dimanche soir à Beverly Hills, a été marquée, actualité oblige, par des références à l’élection présidentielle du 8 novembre et la victoire inattendue de Donald Trump.

Le maître de cérémonie, Jimmy Fallon, a ainsi accueilli célébrités et téléspectateurs dans “l’un des rares endroits qui restent en Amérique où le vote populaire est encore honoré”, allusion au fait que Hillary Clinton a obtenu plus de voix que son adversaire républicain lors du vote, mais au final le soutien de moins de grands électeurs.

L’actrice américaine Meryl Streep a reçu le prix Cecil B. DeMille pour l’ensemble de sa carrière et a consacré pratiquement tout son discours de remerciement à Donald Trump, sans le nommer. Elle lui a notamment décerné le prix de la performance la plus navrante de l’année.

“Il y a une performance qui m’a choquée cette année”, a-t-elle dit. “Pas parce qu’elle était bonne. C’était ce moment où la personne qui demandait à occuper le siège le plus respecté de notre pays a imité un journaliste handicapé”.

“Cela m’a brisé le coeur quand je l’ai vu et je ne peux toujours pas le sortir de ma tête parce que ce n’était pas un film. C’était la vie réelle”, a-t-elle déclaré, en rappelant les moqueries du milliardaire durant la campagne envers ce journaliste handicapé du New York Times, Serge Kovaleski.

Et dans une autre allusion à Donald Trump, et à ses promesses sur l’immigration parfois teintées de xénophobie, elle a fait remarquer, sous les applaudissements, que “Hollywood est plein d’étrangers”.

“Donc si vous les mettez tous dehors, vous n’aurez plus rien à regarder à part du football (américain) et des arts martiaux mixtes, ce qui n’est pas de l’art”.

Piya Sinha-Roy et Nichola Groom, Julie Carriat et Gilles Trequesser pour le service français

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