December 18, 2016 / 3:55 PM / 2 years ago

Des autocars ont quitté Alep-Est avec des rebelles à bord

BEYROUTH/AMMAN (Reuters) - Plusieurs autocars, avec à leur bord des insurgés d’Alep-Est et leurs familles, ont quitté dimanche le dernier secteur tenu par les rebelles dans la grande ville du nord de la Syrie, aux termes d’un accord intervenu entre le régime de Damas et ses opposants sur une reprise des évacuations.

Une femme s'assoit avec son enfant en attendant d'être évacuée d'Alep-Est, en Syrie. Plusieurs autocars, avec à leur bord des insurgés d'Alep-Est et leurs familles, ont quitté dimanche le dernier secteur tenu par les rebelles dans la grande ville du nord de la Syrie, aux termes d'un accord intervenu entre le régime de Damas et ses opposants sur une reprise des évacuations. /Photo prise le 17 décembre 2016/REUTERS/Abdalrhman Ismail

Les troupes syriennes et leurs supplétifs ont accepté leur départ en échange de l’évacuation d’habitants de deux villages chiites de la province d’Idleb (nord-ouest de la Syrie) encerclés par les insurgés. L’évacuation alors en cours à Alep avait été interrompue vendredi en raison d’un désaccord portant sur les deux localités — Al Foua et de Kefraïa.

La télévision officielle syrienne, citant son correspondant à Alep, a déclaré dimanche que des autocars avaient commencé à quitter Alep-Est, où plus de 15.000 personnes se sont massées sur une place pour attendre les véhicules. Nombre d’entre elles ont passé la nuit dans les rues, par des températures inférieures à zéro degré.

Selon la chaîne de télévision Al Ikhbaria, 1.200 civils devaient d’abord être évacués de la partie orientale d’Alep et un nombre équivalent des deux villages de la province d’Idleb.

Une fois que les évacués des villages seront arrivés sains et saufs dans des zones gouvernementales, des insurgés d’Alep et des membres de leurs familles pourront quitter la ville, en échange du départ d’autres habitants d’Al Foua et de Kefraïa, a ajouté cette chaîne.

Certains cars et des véhicules du Croissant-Rouge sont également arrivés à l’entrée des deux villages chiites après l’annonce de l’accord, selon la chaîne de télévision Al Manar, affiliée au Hezbollah chiite libanais, fidèle allié de Damas.

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Cinq de ces cars, cependant, ont été attaqués et incendiés alors qu’ils se rendaient vers les villages d’Al Foua et de Kefraïa, dont la majeure partie des habitants sont chiites, ont rapporté l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH) et des médias officiels syriens.

La télévision nationale a montré des flammes s’échappant d’autocars verts, qui sont devenus synonymes d’évacuations en Syrie. Sur des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux, on peut voir des individus armés acclamant et criant “Dieu est grand!” sur fond d’autocars en train de brûler.

Selon la chaîne de télévision pro-régime Maïadine, le groupe rebelle anciennement appelé Front al Nosra est responsable de l’attaque des cars. Mais pour des responsables rebelles, c’est une foule en colère, encadrée peut-être d’éléments pro-gouvernementaux, qui en est responsable.

Des milliers de personnes ont déjà été évacuées d’Alep jeudi.

A New York, le Conseil de sécurité des Nations unies doit se prononcer ce dimanche sur un projet de résolution “humanitaire” sur Alep préparé par la France. Ce texte, que Reuters a pu consulter samedi, vise à garantir la présence d’observateurs de l’Onu pour superviser l’évacuation de l’enclave encore tenue par les rebelles, et la protection des civils qui y vivent toujours. (voir [nL5N1EC0T3])

Lisa Barrington et Angus McDowall; Eric Faye pour le service français

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