December 7, 2016 / 2:46 PM / 2 years ago

Matteo Renzi a présenté sa démission, le président va consulter

ROME (Reuters) - Le chef du gouvernement italien, Matteo Renzi, a remis mercredi sa démission au président Sergio Mattarella, ont annoncé les services de la présidence dans un communiqué.

Le chef du gouvernement italien, Matteo Renzi, a remis jeudi sa démission au président Sergio Mattarella, ont annoncé les services de la présidence dans un communiqué. /Photo prise le 5 décembre 2016/REUTERS/Alessandro Bianchi

Matteo Renzi, qui a subi dimanche une lourde défaite au référendum sur son projet de réforme constitutionnelle, avait fait savoir plus tôt dans la journée qu’il démissionnerait dès mercredi soir après l’adoption du budget 2017 par le Parlement, initialement prévue vendredi.

Rejetant tous les amendements pour accélérer son adoption, le Sénat a approuvé mercredi la loi de finances par 173 voix pour et 108 contre.

Sergio Mattarella a accepté la démission de Matteo Renzi et lui a demandé d’assurer l’intérim à la présidence du Conseil le temps de mener les consultations avec les partis politiques, précise la présidence de la République dans son communiqué.

Les consultations débuteront jeudi à 17h00 GMT et doivent s’achever samedi après-midi.

Les observateurs s’attendent à ce que le chef de l’Etat confie à un membre du gouvernement ou un responsable du Parti démocrate de Matteo Renzi la tâche d’essayer de former le nouveau gouvernement.

Le chef du gouvernement italien avait annoncé sa démission juste après l’annonce des premiers résultats du référendum, où le “non” l’a emporté par environ 60% des voix, rejetant un projet de réforme sur lequel Matteo Renzi avait joué son avenir.

Sergio Mattarella lui avait néanmoins demandé de rester en poste jusqu’à l’adoption du budget.

NOUVELLE LOI ÉLECTORALE?

Les prochaines élections législatives sont prévues en 2018 mais de nombreuses personnalités politiques ont appelé à la tenue d’un scrutin anticipé.

De source proche de la présidence, on a rapporté mardi soir que Sergio Mattarella souhaitait qu’une nouvelle loi électorale soit adoptée avant la tenue d’un tel scrutin, ce qui le repousserait au printemps.

Le Parti démocrate (PD) tente, lui, de définir sa stratégie. Matteo Renzi est toujours le chef de file de la formation de centre gauche, première force politique au Parlement, et il semble peu probable qu’un gouvernement émerge sans son aval.

Le PD projette de former un gouvernement d’union nationale incluant toutes les sensibilités de l’opposition, dit-on dans les milieux politiques. Si la formation d’un tel gouvernement se révèle impossible, le PD pèsera pour que des élections anticipées soient organisées au plus vite.

Mardi, le ministre de l’Infrastructure, Graziano Delrio, membre du PD et proche de Matteo Renzi, a exprimé sa préférence pour la constitution d’un gouvernement intérimaire chargé de modifier au plus vite la loi électorale afin que les législatives anticipées se tiennent au printemps.

Parallèlement aux efforts déployés en Italie pour éviter la crise institutionnelle, Rome s’efforce d’éviter la crise bancaire prédite par un certain nombre d’analystes.

Mercredi, le Mécanisme européen de stabilité (MES) a assuré n’avoir reçu aucune demande de financement de l’Italie ni discuté avec Rome d’un éventuel programme de soutien au secteur bancaire, démentant des informations parues dans La Stampa.

Francesca Piscioneri et Steve Scherer; Nicolas Delame, Eric Faye et Tangi Salaün pour le service français

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