November 15, 2016 / 2:18 PM / 2 years ago

La dette grecque au centre de la visite d'Obama à Athènes

ATHÈNES (Reuters) - Barack Obama est arrivé mardi en Grèce, dans le cadre de la dernière tournée à l’étranger de son mandat, et Athènes espère que cette visite de deux jours contribuera à convaincre ses créanciers d’alléger sa dette.

Barack Obama est arrivé mardi en Grèce, dans le cadre de la dernière tournée à l'étranger de son mandat, et Athènes espère que cette visite de deux jours contribuera à convaincre ses créanciers d'alléger sa dette. /Photo prise le 15 novembre 2016/REUTERS/Aris Messinis

Le président américain, qui remettra les clés de la Maison blanche à Donald Trump le 20 janvier, a dès son arrivée fait un geste dans cette direction en déclarant que les Etats-Unis se tiendraient au côté de la Grèce dans les épreuves qu’elle doit surmonter et en disant constater les progrès qu’elle a réalisés.

“La Grèce a traversé des heures très difficiles ces dernières années”, a déclaré Barack Obama lors d’une rencontre avec son homologue grec, Prokopis Pavlopoulos.

“Nous sommes heureux de constater les progrès qui sont réalisés tout en reconnaissant qu’il reste encore des défis considérables à surmonter et nous avons l’intention de rester au côté du peuple grec tout au long du processus.”

“Au reste de l’Europe, je vais continuer de dire que l’austérité ne peut à elle seule être le vecteur de la prospérité”, a-t-il également déclaré lors d’une rencontre avec le Premier ministre Alexis Tsipras.

Abordant ensuite la question des migrants et des réfugiés, à laquelle la Grèce est confrontée en premier lieu, Obama a estimé qu’un seul pays ne pouvait “porter à lui seul un tel fardeau”.

La visite en Grèce de Barack Obama n’a pas échappé aux organisations humanitaires et de défense des droits de l’homme qui l’ont appelé à mettre l’accent sur la nécessité de voir l’Europe apporter une réponse globale à la crise et à demander aux pays les plus riches de prendre en charge un plus grand nombre de migrants.

“Le président Barack Obama doit profiter de sa visite pour mettre en lumière les conditions effroyables pour des dizaines de milliers de réfugiés bloqués en Grèce, mais aussi l’incapacité des dirigeants du monde à faire face à la crise plus globale des réfugiés, a déclaré John Dalhuisen, directeur pour l’Europe d’Amnesty International.

Barack Obama, qui doit prononcer mercredi un discours sur la démocratie, est logé dans une résidence luxueuse située à moins de 15 kilomètres d’un aéroport désaffecté où sont hébergés des centaines de migrants et de réfugiés.

“Nous voulons qu’Obama vienne nous voir, voir que nous vivons comme des prisonniers”, a expliqué Hatzi Naser, un Afghan de 42 ans. “C’est à cause de lui que nous sommes là, à cause de la guerre de son armée. Nous voulons qu’il vienne et qu’il voie la saleté dans laquelle nous vivons.”

Après Athènes, qui n’a pas accueilli de président américain depuis Bill Clinton en 1999, Barack Obama se rendra à Berlin où il s’entretiendra vendredi avec Angela Merkel et d’autres dirigeants européens, dont François Hollande et la Britannique Theresa May).

Il ira ensuite au Pérou pour un sommet économique de la région Pacifique samedi et dimanche auquel participera également le président chinois Xi Jinping.

Lefteris Papadimas et Renee Maltezou, Jean-Philippe Lefief et Nicolas Delame pour le service français

0 : 0
  • narrow-browser-and-phone
  • medium-browser-and-portrait-tablet
  • landscape-tablet
  • medium-wide-browser
  • wide-browser-and-larger
  • medium-browser-and-landscape-tablet
  • medium-wide-browser-and-larger
  • above-phone
  • portrait-tablet-and-above
  • above-portrait-tablet
  • landscape-tablet-and-above
  • landscape-tablet-and-medium-wide-browser
  • portrait-tablet-and-below
  • landscape-tablet-and-below