November 12, 2016 / 10:27 AM / 2 years ago

Les projets de Trump sur le climat "catastrophiques", dit Royal

Le vainqueur de la présidentielle américaine, qui a qualifié le réchauffement climatique de "canular", a dit vouloir revenir sur l'accord de Paris. Le projet de Donald Trump de se retirer de la convention des Nations unies sur le changement climatique serait "absolument catastrophique" et affaiblirait les Etats-Unis, a estimé vendredi la ministre française de l'Environnement, Ségolène Royal. /Photo prise le 11 novembre 2016/REUTERS/Youssef Boudlal

MARRAKECH (Reuters) - Le projet de Donald Trump de se retirer de la convention des Nations unies sur le changement climatique serait “absolument catastrophique” et affaiblirait les Etats-Unis, a estimé vendredi la ministre française de l’Environnement, Ségolène Royal.

Le vainqueur de la présidentielle américaine, qui a qualifié le réchauffement climatique de “canular”, a dit vouloir revenir sur l’accord de Paris, relancer les énergies fossiles aux Etats-Unis et supprimer tous les financements américains des programmes des Nations unies sur le réchauffement climatique.

“Si de telles décisions sont prises, ce serait absolument catastrophique”, a déclaré la ministre de l’Environnement qui est présente à la conférence sur le climat (COP 22) qui se tient à Marrakech au Maroc du 7 au 18 novembre.

“J’ose croire que ce genre de choses sont des promesses de campagne pour satisfaire un certain électorat qui n’a pas compris que le réchauffement climatique est une réalité”, a-t-elle ajouté.

Ségolène Royal a toutefois estimé que Donald Trump pourrait faire marche arrière une fois entré en fonction en s’apercevant qu’une position de retrait “affaiblirait” les Etats-Unis.

Elle a souligné que les Etats-Unis eux-mêmes étaient victimes du changement climatique, en citant comme exemple les incendies en Californie.

La ministre de l’Environnement avait déclaré mardi sur RTL que le magnat de l’immobilier ne pouvait pas dénoncer l’accord de Paris maintenant qu’il était entré en vigueur.

Selon certains juristes spécialistes du droit climatique, Donald Trump peut s’il le souhaite revenir en un an seulement sur l’engagement des Etats-Unis.

Alister Doyle; Danielle Rouquié pour le service français

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