January 2, 2016 / 2:27 PM / 2 years ago

La piste terroriste pour l'instant écartée à Valence

VALENCE, Drôme (Reuters) - La piste terroriste est pour l’instant écartée par les enquêteurs après le geste d’un automobiliste qui a foncé sur des militaires de garde devant la mosquée de Valence vendredi, a déclaré samedi le procureur de Valence, Alex Perrin.

UNE VOITURE FONCE SUR DES MILITAIRES À VALENCE

L’homme, un Français d’origine tunisienne âgé de 29 ans, est hospitalisé après avoir été touché à un bras et aux jambes de trois balles tirées par les militaires, déployés dans le cadre de l’opération Sentinelle.

Ceux-ci comptent trois blessés légers dans leurs rangs et un fidèle de la mosquée a également été touché par une balle perdue lors de la fusillade.

Alors que la garde à vue de l’assaillant devait être prolongée dans la journée, les enquêteurs ne disposent à ce stade d’aucun élément laissant penser qu’il s’agissait d’un acte terroriste, ce qui explique que la section antiterroriste du parquet de Paris n’ait pas été saisie, a indiqué le procureur.

“En l’état des vérifications (...), nous n’avons rien trouvé sur lui, dans son véhicule, à son domicile qui puisse nous rattacher à un réseau terroriste ou une action terroriste”, a-t-il dit lors d’un point de presse.

“Rien ne nous renvoie sur d’autres personnes, ou de sa famille ou des tiers, et notamment rien ne nous renvoie sur une appartenance à un réseau quel qu’il soit”, a-t-il poursuivi, en soulignant que, “pour l’instant, on est vraiment dans ce qui nous semble être un comportement solitaire”.

Alex Perrin, a précisé que l’homme, qui aurait crié “Allah est grand” en fonçant à trois reprises sur les militaires, n’était connu ni de la police ni des services de sécurité.

“Lorsqu’il a été pris en charge par les services de secours, il a tenu des propos assez confus indiquant qu’il souhaitait tuer des militaires parce les militaires tuaient des gens (...) et, d’autre part, qu’il souhaitait se faire tuer par des militaires”, a-t-il expliqué.

Si son audition, qui devait commencer samedi après-midi, confirme ces éléments, il risque une mise en examen pour tentative d’homicide sur personne dépositaire de l’autorité publique, aucune préméditation n’étant encore établie.

L’individu résidait à Bron, ville de la banlieue lyonnaise dont il fréquentait la mosquée, et était venu voir sa belle famille à Valence.

Entendue par les policiers, son épouse “a été étonnée de ce passage à l’acte (...) sur lequel il n’avait pas manifesté de volonté, d’intention particulière”, a encore dit le procureur, précisant en outre que ses premiers contacts avec les enquêteurs “n’ont pas montré quelqu’un qui présenterait un déséquilibre mental”.

Une vingtaine de militaires sont déployés à Valence, où ils patrouillent entre les lieux de culte et les bâtiments des institutions locales dans le cadre du dispositif Sentinelle mis en place après les attentats de janvier et renforcé à la suite de ceux du 13 novembre à Paris et à Saint-Denis.

Arnaud Grange, avec Yann Le Guernigou à Paris, édité par Jean-Philippe Lefief

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