December 24, 2015 / 6:28 AM / 3 years ago

La Syrie prête à participer à des pourparlers de paix à Genève

PEKIN (Reuters) - Le gouvernement syrien est prêt à participer à des pourparlers de paix à Genève et espère que ce dialogue contribuera à doter la Syrie d’un gouvernement d’unité nationale, a déclaré jeudi le ministre syrien des Affaires étrangères, Walid Moualem.

Le gouvernement syrien est prêt à participer à des pourparlers de paix à Genève et espère que ce le dialogue contribuera à doter la Syrie d'un gouvernement d'unité nationale, a déclaré jeudi le ministre syrien des Affaires étrangères, Walid Moualem, qui s'exprimait lors d'une visite en Chine. /Photo prise le 24 décembre 2015/REUTERS/Jason Lee

Le chef de la diplomatie syrienne s’exprimait devant la presse lors d’une visite en Chine.

Mercredi, Bouthaïna Chaabane, une proche conseillère du président syrien Bachar al Assad, a déclaré que le gouvernement syrien était disposé à participer aux négociations de paix que les Nations unies entendent organiser à partir du mois de janvier.

Vendredi dernier, le Conseil de sécurité des Nations unies a approuvé à l’unanimité une résolution avalisant un plan devant mener à la paix en Syrie, rare moment d’unité entre grandes puissances dans une guerre qui a fait plus de 250.000 morts en près de cinq ans.

Ce plan prévoit notamment la tenue de négociations de paix à Genève fin janvier.

Walid Moualem, qui s’exprimait en anglais, a dit avoir indiqué à son homologue chinois, Wang Yi, que la Syrie était “prête à participer au dialogue syro-syrien à Genève sans ingérence étrangère.”

“Notre délégation sera prête dès que nous recevrons la liste de la délégation de l’opposition”, a ajouté le chef de la diplomatie syrienne. “Nous espérons que ce dialogue nous aidera à réussir à avoir un gouvernement d’unité nationale”.

Une fois établi, ce gouvernement mettra en place une commission chargée d’établir une nouvelle Constitution et une nouvelle loi électorale pour permettre la tenue d’élections dans un délai de “plus ou moins” 18 mois, a précisé le ministre.

La résolution adoptée vendredi à l’Onu donne le feu vert au plan qui a été négocié à Vienne et qui appelle à un cessez-le-feu et à des discussions entre le gouvernement syrien et l’opposition. Il est prévu un délai de deux ans pour la création d’un gouvernement d’unité nationale et la tenue d’élections.

Une première difficulté s’annonce : il va falloir mettre fin à la guerre. Or, aucune des parties au conflit se semble à même de pouvoir remporter une victoire indiscutable.

Il faudra aussi décider de qui va représenter l’opposition. Malgré leur accord aux Nations unies, les grandes puissances sont très divisées sur la question. Il est de même sur le sort à réserver à Bachar al Assad.

Le week-end dernier, le ministre chinois des Affaires étrangères a invité le gouvernement syrien et des personnalités de l’opposition à se rendre en Chine pour étudier ce qui pourrait être fait pour activer le processus de paix.

Si Pékin a par le passé déjà invité des représentants du régime de Damas et de l’opposition, le rôle de la Chine dans le dossier syrien est pour l’instant resté marginal.

Ben Blanchard, Henri-Pierre André et Danielle Rouquié pour le service français

0 : 0
  • narrow-browser-and-phone
  • medium-browser-and-portrait-tablet
  • landscape-tablet
  • medium-wide-browser
  • wide-browser-and-larger
  • medium-browser-and-landscape-tablet
  • medium-wide-browser-and-larger
  • above-phone
  • portrait-tablet-and-above
  • above-portrait-tablet
  • landscape-tablet-and-above
  • landscape-tablet-and-medium-wide-browser
  • portrait-tablet-and-below
  • landscape-tablet-and-below