December 18, 2015 / 4:17 PM / 3 years ago

Nouvelle réunion sur la Syrie, les désaccords persistent à l'Onu

NATIONS UNIES (Reuters) - Alors qu’une nouvelle réunion internationale sur la Syrie s’est ouverte ce vendredi à New York, les cinq membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies peinent à s’entendre sur un projet de résolution approuvant les efforts diplomatiques visant à résoudre le conflit.

Réunion à New York du Groupe de soutien international à la Syrie (ISSG) en présence notamment du secrétaire d'Etat américain John Kerry, du secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-moon et du ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov. Ce groupe qui intègre l'Iran pour la première fois depuis le début du conflit syrien, en mars 2011, doit affiner la feuille de route pour la paix en Syrie définie lors des deux premières conférences internationales. /Photo prise le 18 décembre 2015/REUTERS/Jewel Samad/Pool

La représentante permanente des Etats-Unis auprès de l’Onu, Samantha Power, a confirmé vendredi devant la presse que les Cinq n’avaient pas réussi à tomber d’accord sur un texte à soumettre au vote du Conseil de sécurité.

Parallèlement aux travaux à l’Onu, les pays du Groupe de soutien international à la Syrie (ISSG) ont engagé une nouvelle réunion, la troisième depuis le lancement fin octobre de cette initiative diplomatique qui intègre l’Iran pour la première fois depuis le début du conflit syrien, en mars 2011.

Les chefs de la diplomatie des 17 pays qui le composent, dont la Russie, les Etats-Unis, la France, la Turquie, l’Arabie saoudite et, donc, l’Iran, se sont retrouvés au Palace Hotel de New York.

Ils doivent affiner la feuille de route pour la paix en Syrie qu’ils ont définie lors des deux premières conférences internationales, les 30 octobre et 14 novembre derniers à Vienne.

Les puissances occidentales espéraient faire valider par le Conseil de sécurité cette feuille de route qui prévoit le lancement en janvier de négociations entre Damas et l’opposition syrienne pour la constitution d’un gouvernement d’union nationale et d’éventuelles élections, ainsi qu’un cessez-le-feu dans toute la Syrie, qui ne s’appliquerait pas à l’Etat islamique, au Front al Nosra et à d’autres groupes armés.

Le représentant de la Russie, Vitali Tchourkine, a cependant laissé entendre qu’il existait des désaccords importants entre les cinq membres permanents.

“Il y a malheureusement des tentatives, délibérées ou pas, d’affaiblir les documents de Vienne et nous ne voulons pas de ça”, a dit le diplomate russe. Prié de préciser quels étaient ces problèmes, il a simplement confié qu’il y en avait “quelques-uns.”

Le Conseil de sécurité est censée se réunir à 15h00 (20h00 GMT). Mais rien ne dit qu’un texte sera prêt à temps.

AUCUNE PERCÉE ATTENDUE

Le chef de la diplomatie allemande Frank-Walter Steinmeier a déclaré que l’un des objectifs de la réunion de New York était de clarifier le calendrier des négociations entre le gouvernement et l’opposition.

Parmi les autres sujets à l’ordre du jour figurent la création d’un mécanisme de surveillance d’un futur cessez-le-feu et la composition de l’équipe de négociateurs qui représentera l’opposition syrienne à des pourparlers.

Une conférence réunissant des opposants syriens la semaine dernière en Arabie saoudite a abouti à la désignation d’un “secrétariat” de 34 membres censé désigner les négociateurs. Mais sa composition reste contestée par Damas et ses alliés.

De sources diplomatiques, on souligne qu’il ne faut s’attendre à aucune percée significative lors de la réunion de New York.

Ces derniers jours, des progrès ont été signalés sur le point de désaccord le plus crucial, le sort du président syrien Bachar al Assad.

La Russie, ajoutent ces mêmes sources, a fait savoir qu’elle ne s’opposerait à un éventuel limogeage du chef de l’Etat syrien à la fin d’une période de transition, même si elle ne l’admettra pas publiquement.

L’opposition réunie à Ryad a réaffirmé pour sa part que le départ de Bachar al Assad au début d’un processus de transition était une condition non négociable à sa participation à d’éventuelles négociations.

“Nous irons à ces négociations sur ce principe, nous n’engagerons pas de discussions sur autre chose. Il n’y aura pas de concessions”, a déclaré Riad Hidjab, coordinateur des groupes de l’opposition syrienne rassemblés dans une plate-forme commune.

avec Sabine Diebold et Arshad Mohammed à New York et Nael Shyoukhi à Ryad; Jean-Stéphane Brosse pour le service français

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