December 11, 2015 / 8:44 AM / 3 years ago

Claude Bartolone maintient ses propos contre Valérie Pécresse

PARIS (Reuters) - Claude Bartolone, candidat socialiste aux élections régionales en Ile-de-France, a déclaré vendredi qu’il ne retirait “rien” de ses attaques contre son adversaire de droite Valérie Pécresse, qualifiée d’avocate de “la race blanche”.

Claude Bartolone, candidat socialiste aux élections régionales en Ile-de-France, a déclaré vendredi qu'il ne retirait "rien" de ses attaques contre son adversaire de droite Valérie Pécresse, qualifiée d'avocate de "la race blanche". /Photos d'archives/REUTERS/Charles Platiau/Vincent Kessler

La chef de file des listes Les Républicains-UDI-MoDem entend porter plainte pour “injure aggravée” après que le président de l’Assemblée l’a accusée dans L’Obs de tenir les “mêmes propos que le FN”.

“Avec un discours comme celui-là, c’est Versailles, Neuilly et la race blanche qu’elle défend en creux”, dit-il.

Valérie Pécresse, qui s’est classée en tête du premier tour en Ile-de-France le 6 décembre mais se prépare à un second tour serré dimanche avec Claude Bartolone dans une triangulaire avec le Front national, a demandé à Manuel Valls de condamner ces propos.

Invité d’iTELE jeudi soir et de France Inter vendredi matin, le Premier ministre s’est refusé à commenter ces déclarations et a défendu en Claude Bartolone “un grand républicain, (...) un homme d’Etat qui a décidé de s’engager pour cette région.”

En visite vendredi dans l’Essonne aux côtés du candidat socialiste, le chef du gouvernement a redit ne pas vouloir participer à la “polémique.”

“La région Ile-de-France, elle n’a pas besoin de polémique, elle a besoin de cohésion, de rassemblement, de justice sociale, de justice tout simplement, et c’est Claude Bartolone qui incarne ça”, a-t-il déclaré devant la presse.

“On pourrait vous parler ici de toutes les polémiques, de tous les courriers, de tous les tracts qui le traînent dans la boue. Lui, il est au-dessus de la mêlée”, a-t-il ajouté.

PAS “LE MOINDRE REGRET”

Au dernier jour de campagne avant le second tour des régionales, Claude Bartolone a maintenu ses dires.

“Je n’ai rien à retirer”, a-t-il dit sur iTELE, ajoutant ne pas avoir “le moindre regret”.

“Il y a un certain nombre de responsables politiques à droite qui pour aller faire les poches à l’extrême droite, pour plumer la volaille Front national (...) distillent un certain nombre d’idées, de mots qui, pour un certain nombre d’esprits faibles, finissent par des débordements”, a-t-il expliqué, affirmant notamment avoir été traité d’”élu mafieux”.

“Quand il y a eu le problème (Patrick) Buisson, qui est celui qui a commencé à installer les idées du Front national dans le jardin de la droite républicaine, NKM (Nathalie Kosciusko-Morizet-NDLR) dénonçait Buisson, Pécresse le soutenait”, a-t-il affirmé en évoquant l’ancien conseiller de Nicolas Sarkozy, théoricien de la “droitisation” de l’ex-UMP.

“Je la croyais conservatrice, je la découvre réactionnaire”, a-t-il poursuivi en parlant de Valérie Pécresse, qu’il nomme “la candidate de Sarkozy”.

Dans un entretien publié vendredi dans Le Figaro, le président des Républicains condamne des “attaques violentes et méprisantes”.

“Claude Bartolone en est réduit aux outrances et donc à l’injure pour faire parler de lui. Il doit retirer ses propos injurieux et s’en excuser”, déclare Nicolas Sarkozy.

Sophie Louet et Elizabeth Pineau

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