December 8, 2015 / 8:41 AM / 3 years ago

Le Medef réclame un plan d'urgence national sur le chômage

PARIS (Reuters) - Le président du Medef a appelé mardi le gouvernement à mettre en place un plan d’urgence national contre le chômage, à l’image de l’état d’urgence décrété par les autorités à la suite des attentats du 13 novembre à Paris et Saint-Denis.

Le président du Medef Pierre Gattaz a appelé mardi le gouvernement à mettre en place un plan d'urgence national contre le chômage, à l'image de l'état d'urgence décrété par les autorités à la suite des attentats du 13 novembre à Paris et Saint-Denis. /Photo prise le 27 août 2015/REUTERS/Christian Hartmann

Selon les chiffres de l’Insee publiés la semaine dernière, le taux de chômage a atteint son plus haut niveau depuis 1997 au troisième trimestre, à 10,2 % de la population active en France métropolitaine. Le nombre de chômeurs était de 2,941 millions en métropole fin septembre, soit 75.000 de plus que fin juin.

“Le chômage est le problème le plus grave”, a dit Pierre Gattaz sur RTL deux jours après le premier tour des élections régionales qui a vu le FN enregistrer une percée d’ampleur sans précédent.

“On n’a pas fait ce qu’il fallait sur le chômage de masse. Vous avez vu les attentats terroristes, il y a eu un plan d’urgence, un état d’urgence, et une prise en compte de la situation”, a-t-il ajouté. “Il faut faire la même chose sur le chômage de la France (...) C’est un scandale, c’est le fléau”.

Pour le président de l’organisation patronale, ce plan, “sorte de plan Marshall”, pourrait réunir l’ensemble des partis politiques et les partenaires sociaux.

“Il faut un électrochoc contre le chômage de masse”, a-t-il estimé, préconisant entre autres une réhabilitation des filières d’apprentissage et une lutte contre le décrochage scolaire.

Début décembre, quelques jours avant les élections régionales, Pierre Gattaz avait mis en garde contre le programme économique du FN qui était selon lui “l’inverse de ce qu’il faut faire” pour relancer la croissance et l’emploi.

“Dans le programme économique du Front national, quand j’entends parler de retour à la retraite à 60 ans, d’augmentation de salaires, du Smic, je dis ‘mais qui paye?’”, a-t-il dit mardi.

“C’est de la démagogie sociale (...) Ceux qui payent à la fin ce sont les entreprises qui sont déjà harassées par une pression fiscale incroyable et qui fait que nous créons du chômage”.

Marine Pennetier, édité par Nicolas Delame

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