December 4, 2015 / 12:51 PM / 3 years ago

Nicolas Sarkozy demande la récusation d'une juge

Nicolas Sarkozy, entendu le 20 novembre dernier dans le dossier qui lui vaut d'être mis en examen pour corruption et trafic d'influence, a demandé la récusation d'une des juges en charge de l'enquête. La requête vise la juge Claire Thépaut, à laquelle Nicolas Sarkozy reproche, selon Le Monde, d'avoir implicitement critiqué sa politique. /Photo prise le 25 novembre 2015/REUTERS/Vincent Kessler

PARIS (Reuters) - Nicolas Sarkozy, entendu le 20 novembre dernier dans le dossier qui lui vaut d’être mis en examen pour corruption et trafic d’influence, a demandé la récusation d’une des juges en charge de l’enquête, a-t-on appris vendredi de source judiciaire.

La requête, qui vise la juge Claire Thépaut, a été déposée “quelques jours” avant son audition, durant laquelle l’ex-chef de l’Etat a refusé de répondre à ses questions, a-t-on précisé, confirmant une information du Monde.

Selon le quotidien, la juge en question s’est “provisoirement retirée du dossier”, à la demande de la présidence du tribunal de Paris.

Reuters n’était pas en mesure de confirmer cette information.

D’après Le Monde, Nicolas Sarkozy reproche à Claire Thépaut, qui a appartenu au Syndicat de la magistrature, classé à gauche, d’avoir implicitement critiqué sa politique.

Dans le cadre d’une information judiciaire ouverte le 26 février 2014 sur la base d’écoutes téléphoniques, l’ancien chef de l’État est soupçonné d’avoir cherché à faciliter la promotion à Monaco de Gilbert Azibert, alors avocat général à la Cour de cassation, en échange de renseignements sur l’avancée du dossier sur des soupçons d’abus de faiblesse aux dépens de la milliardaire Liliane Bettencourt.

Nicolas Sarkozy a bénéficié d’un non-lieu dans cette affaire.

L’enquête dite des “écoutes”, suspendue en septembre 2014 le temps d’examiner des requêtes en nullité déposées par la défense, a repris début mai après que la cour d’appel de Paris a validé la quasi-totalité de la procédure.

Un pourvoi en cassation a été formé par les avocats de la défense, qui contestent la légalité des écoutes, mais il n’est pas suspensif.

Chine Labbé, édité par Yves Clarisse

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