December 3, 2015 / 9:21 PM / 3 years ago

Les Danois rejettent une plus grande intégration européenne

COPENHAGUE (Reuters) - Les Danois ont rejeté jeudi par référendum l’adoption de plusieurs règles européennes en matière de lutte contre la criminalité transfrontalière, selon les résultats après dépouillement de plus de 80% des voix, rapporte la chaîne TV2.Cette consultation, qui portait plus largement sur le degré d’intégration du Danemark au sein de l’Union européenne, a été suivie de près par les Britanniques qui seront, eux, interrogés sur leur maintien ou non dans l’UE d’ici la fin 2017.

Kristian Thulesen Dahl, leader du Dansk Folkeparti (Parti populaire danois), populiste et partisan du "non". Les Danois l'ont suivi dans leur vote et rejeté jeudi par référendum l'adoption de plusieurs règles européennes en matière de lutte contre la criminalité transfrontalière,. /Photo prise le 3 décembre 2015/REUTERS/Nils Meilvang/Scanpix

Après dépouillement de plus de 80% des suffrages, 53,7% des Danois ont voté “non” aux nouvelles propositions.

Après le rejet par les Danois du traité de Maastricht lors du référendum de 1992, le Danemark a obtenu certaines exemptions dans les domaines de la justice et des affaires intérieures, ce qui a permis la victoire du “oui” l’année suivante.

Le pays est toutefois membre d’Europol, agence européenne chargée de la lutte contre le crime organisé, mais le traité de Lisbonne adopté en 2009 a changé la donne et, pour continuer à en faire partie, Copenhague doit renoncer à certaines de ses exemptions en reprenant à son compte 22 textes européens relatifs à la sécurité.

Dans le cadre du référendum, les électeurs devaient autoriser ou non le Parlement à les adopter.

Le gouvernement du libéral de Lars Løkke Rasmussen, l’opposition sociale-démocrate et la plupart des partis appelaient à voter “oui”.

Les populistes du Dansk Folkeparti (Parti populaire danois, DF), partisans du “non”, plaidaient pour le maintien des exemptions obtenues de haute lutte en 1993, s’opposant à tout transfert de souveraineté en matière de sécurité, plus encore depuis les attentats du 13 novembre à Paris.

Aucune des 22 mesures présentées au vote ne concernait l’immigration mais pour le DF l’adoption de ces propositions allait inévitablement ouvrir la voie à des réformes dans ce domaine, sans avoir à en passer par l’organisation de nouveaux référendums.

Sabina Zawadzki, avec Annabella Nielsen et Alexander Tange, Jean-Philippe Lefief et Guy Kerivel pour le service français

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