June 8, 2015 / 6:45 PM / 3 years ago

Protestations à gauche après l'interpellation de migrants à Paris

PARIS (Reuters) - Le contrôle par la police de dizaines de migrants sans papiers dans le nord de Paris a provoqué lundi la colère d’élus de gauche, les autorités expliquant qu’elles ne faisaient qu’appliquer la loi.

Le contrôle par la police de dizaines de migrants sans papiers dans le nord de Paris a provoqué lundi la colère d'élus de gauche, les autorités expliquant qu'elles ne faisaient qu'appliquer la loi. Certains de ces migrants ont déjà refusé de demander l'asile après l'évacuation la semaine dernière d'un camp installé sous le pont du métro aérien boulevard de La Chapelle (photo), à Paris, a-t-on déclaré à la préfecture /Photo prise le 2 juin 2015/REUTERS/Charles Platiau

Selon le préfet de police de Paris, Bernard Boucault, 84 personnes devaient être auditionnées, dont 10 mineurs qui étaient déjà pris en charge et qui ont rejoint leur logement, et trois personnes qui avaient déjà déposé une demande d’asile.

Alors que les auditions se poursuivaient lundi après-midi, aucune des autres personnes n’avait demandé l’asile, a-t-il précisé sur BFM TV.

“Aucune demande d’asile n’a été faite”, a-t-il déclaré, certains de ces migrants ayant déjà refusé de demander l’asile après l’évacuation la semaine dernière d’un camp installé sous le pont du métro aérien boulevard de La Chapelle, à Paris.

Dans ces conditions, ces migrants originaires de la corne de l’Afrique “ont vocation à être reconduits à la frontière” et notamment peut-être en Italie d’où ils sont probablement venus, a-t-il dit.

Le préfet d’Ile-de-France, Jean-François Carenco, a lui aussi expliqué que nombre de ces migrants ne souhaitaient pas demander l’asile en France mais souhaitaient y rester et qu’ils avaient refusé les hébergements qui avaient été proposés.

Le secrétaire d’Etat aux Relations avec le parlement, Jean-Marie Le Guen, a déploré sur iTELE “l’outrance, la polémique, la récupération”, après les protestations notamment du Front de gauche.

Présent sur les lieux au moment des interpellations, le secrétaire national du Parti de gauche, Eric Coquerel, a dénoncé une politique “pire que Sarko”, sur son compte Twitter.

Jean-Baptiste Vey, édité par Yves Clarisse

0 : 0
  • narrow-browser-and-phone
  • medium-browser-and-portrait-tablet
  • landscape-tablet
  • medium-wide-browser
  • wide-browser-and-larger
  • medium-browser-and-landscape-tablet
  • medium-wide-browser-and-larger
  • above-phone
  • portrait-tablet-and-above
  • above-portrait-tablet
  • landscape-tablet-and-above
  • landscape-tablet-and-medium-wide-browser
  • portrait-tablet-and-below
  • landscape-tablet-and-below