June 2, 2015 / 2:13 PM / 4 years ago

La France condamne la "liste noire" du Kremlin

PARIS (Reuters) - La France a condamné mardi la “liste noire” du Kremlin, qui interdit l’entrée sur le territoire russe de 89 ressortissants européens, dont quatre personnalités françaises, soulignant que cette initiative “infondée” accentuait la tension.

La France a condamné mardi la "liste noire" du Kremlin, qui interdit l'entrée sur le territoire russe de 89 ressortissants européens, dont quatre personnalités françaises, soulignant que cette initiative "infondée" accentuait la tension. /Photo d'archives/REUTERS/Ilya Naymushin

L’Union européenne avait dénoncé samedi dernier une mesure “arbitraire et injustifiée” qui vise, en France, l’intellectuel Bernard-Henri Lévy, l’ex-eurodéputé écologiste Daniel Cohn-Bendit, le président du Comité économique et social européen Henri Malosse et le chef de file des députés socialistes, Bruno Le Roux.

“Je veux être tout à fait clair : le gouvernement français condamne fermement et totalement cette décision pour une raison simple, il n’y a aucun fondement”, a déclaré le ministre français des Affaires étrangères lors de la séance des questions au gouvernement à l’Assemblée.

“Nous sommes à un moment (...) où il faut essayer d’obtenir une désescalade dans les relations entre les uns et les autres. Ce type de décision, au demeurant infondée, accroît la tension au lieu de la diminuer”, a souligné Laurent Fabius.

La grande commission franco-russe, qui rassemble des élus de l’Assemblée nationale et de la Douma, doit se réunir à Moscou du 17 au 19 juin, une rencontre compromise par cette liste de “proscrits”, selon les termes de Laurent Fabius, adoptée en représailles à l’interdiction de dirigeants russes de se rendre dans l’UE en raison de la situation en Ukraine.

Lors de la Conférence des présidents de l’Assemblée, mardi matin, le président de l’Assemblée, le socialiste Claude Bartolone, a proposé de conduire la délégation française et de ne pas se rendre à Moscou si Bruno Le Roux était privé de visa.

Le président du groupe Les Républicains (ex-UMP), Christian Jacob, a vivement critiqué cette position.

“C’est un coup de ‘com’ ridicule et déplacé”, a-t-il estimé, tout en soulignant que ce n’est pas à Moscou de décider qui doit faire partie ou non de la délégation française. “Nous refusons ce numéro de cirque devant les caméras.”

Le président du principal groupe d’opposition a proposé que Claude Bartolone appelle son homologue de la Douma, lui-même interdit de séjour dans l’UE, pour parvenir à un modus vivendi.

“Sinon, que l’on reporte tout simplement la réunion” a ajouté Christian Jacob.

Sophie Louet et Emile Picy, édité par Yves Clarisse

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