March 23, 2015 / 7:38 AM / 4 years ago

La ligne du "ni-ni" de l'UMP est une faute morale, estime Valls

PARIS (Reuters) - La consigne du “ni-ni” (ni Front national, ni Front républicain) donnée par Nicolas Sarkozy en vue du second tour des élections départementales de dimanche prochain est une “faute morale”, a estimé lundi le Premier ministre Manuel Valls.

La consigne du "ni-ni" (ni Front national, ni Front républicain) donnée par Nicolas Sarkozy en vue du second tour des élections départementales de dimanche prochain est une faute morale, a estimé lundi le Premier ministre Manuel Valls. /Photo prise le 22 mars 2015/REUTERS/Philippe Wojazer

“Je regrette la position de Nicolas Sarkozy et de l’UMP, c’est une faute morale et c’est une faute politique”, a-t-il déclaré sur RTL. “Quand on a à choisir entre un candidat républicain et le Front national, on n’hésite pas. La gauche, elle n’hésite pas”.

“Le FN continue sa progression, il faut le contenir, le combattre”, a-t-il ajouté.

L’UMP, alliée aux centristes de l’UDI, est arrivée en tête du premier tour des élections départementales, devant le Front national et le PS. Son président Nicolas Sarkozy a appelé dimanche à ne voter ni pour le FN ni pour la gauche dans les départements où les candidats UMP seraient éliminés.

Une ligne avec laquelle ses alliés centristes de l’UDI ont pris leurs distances, le président Jean-Christophe Lagarde appelant notamment dès dimanche soir à faire barrage à l’extrême droite.

Alain Juppé a de son côté assuré sur son blog qu’il respectait la consigne de son parti tout en soulignant que “la priorité était de faire barrage au FN et de poursuivre le travail de pédagogie que nous avons commencé pour convaincre les électeurs de bonne foi des incohérences et des dangers de son programme”.

SONNER LE TOCSIN

L’ex-Premier ministre François Fillon a pour sa part invoqué une nécessaire rupture avec la politique menée par le gouvernement et a minimisé les risques évoqués par Manuel Valls.

“On n’est pas dans la situation où on sonne le tocsin comme l’a fait le Premier ministre en expliquant que la République est en danger”, a-t-il dit. “Aujourd’hui on est train de bâtir une offre d’alternance. Si l’offre d’alternance que nous proposons c’est de faire alliance avec le PS (...) ça veut dire que cette offre d’alternance n’est pas dans une rupture radicale”.

Manuel Valls, qui a régulièrement pris pour cible le Front national pendant la campagne, évoquant notamment sa “peur que la France se fracasse sur le FN”, a lancé une nouvelle mise en garde lundi contre la formation de Marine Le Pen.

“Je combats de toutes mes forces une formation, des candidats qui par dizaines ont tenu des propos racistes, antisémites, homophobes et sexistes et dont le programme représenterait la ruine pour mon pays”, a-t-il dit.

Réaffirmant que ces candidats avaient été suspendus et seraient convoqués, la présidente du Front national a ironisé sur les critiques émises par le Premier ministre.

“Il n’arrive pas à convaincre par la politique déplorable qu’il met en oeuvre et il essaye de contraindre par des leçons de morale les Français à voter pour le PS”, a dit Marine Le Pen sur BFM TV RMC. “Mais les Français ne veulent plus des socialistes, ils l’ont dit aux européennes, ils l’ont dit à ces élections départementales et ils le diront aux régionales.”

Marine Pennetier, édité par Yves Clarisse

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