March 20, 2015 / 3:03 PM / 3 years ago

Deux attentats revendiqués par l'EI font 137 morts au Yémen

SANAA (Reuters) - Deux attaques suicide visant deux mosquées du centre de Sanaa fréquentées en majorité par des chiites ont fait 137 morts et plus de 350 blessés, vendredi à l’heure des prières de la mi-journée, selon un bilan provisoire.

L'organisation djihadiste Etat islamique revendique dans un communiqué diffusé sur Twitter la responsabilité des attentats suicides qui ont fait 126 morts vendredi contre deux mosquées de Sanaa, la capitale du Yémen. /Photo prise le 20 mars 2015/REUTERS/Mohamed al-Sayaghi

Ces attentats ont été revendiqués par l’organisation Etat islamique dans un communiqué diffusé sur Twitter visant directement les miliciens chiites houthis qui contrôlent depuis septembre la capitale yéménite.

Quatre kamikazes ont déclenché leurs ceintures d’explosifs à l’intérieur et à l’extérieur de chacun des deux lieux de culte où s’étaient rassemblés de nombreux fidèles pour la prière.

Les hôpitaux de la ville, submergés par l’afflux de victimes, ont fait un appel aux dons de sang. L’agence de presse Saba contrôlée par les houthis a annoncé un bilan de 137 tués et 357 blessés.

Un homme a également tenté de se faire exploser devant l’une des grandes mosquées de la province de Saada, fief des miliciens houthis dans le nord du pays, mais la bombe a explosé prématurément, tuant le kamikaze, a déclaré un responsable des services de sécurité.

L’Etat islamique est concurrent d’Al Qaïda, dont la branche yéménite (Al Qaïda dans la péninsule arabique) est l’une des plus actives et contrôle des territoires dans le sud du Yémen. L’EI a également revendiqué l’attaque survenue il y a deux jours au musée du Bardo à Tunis.

BOMBARDEMENT À ADEN

A Washington, le porte-parole de la Maison blanche, Josh Earnest, a condamné ces attaques et déclaré qu’il n’avait pas encore été établi de lien opérationnel clair entre les kamikazes qui ont agi vendredi et l’organisation Etat islamique implantée en Syrie et en Irak.

A Aden, grande ville du Sud où a trouvé refuge en février le président Abd-Rabbou Mansour Hadi, forcé à la démission par les houthis en début d’année mais toujours reconnu par les Nations unies, des avions ont bombardé le quartier al Maachik, où se trouve le complexe présidentiel, rapportent témoins et sources gouvernementales. Le chef de l’Etat est indemne, dit-on à la présidence.

La veille déjà, un avion non identifié avait attaqué ce complexe où Abd-Rabbou Mansour Hadi a établi son gouvernement. Treize personnes ont été tuées le même jour dans de violents combats au sol dans le secteur de l’aéroport, repris par les forces de Hadi.

Abd-Rabbou Mansour Hadi est soutenu par les monarchies sunnites du Golfe alors que les milices houthies sont appuyées par l’Iran et proches de l’ancien président Ali Abdallah Saleh.

Par ailleurs, la France n’a pas confirmé les informations faisant état de la libération d’une Française et d’une Yéménite enlevées le 24 février dernier à Sanaa.

“J’avais été délibérément prudent par rapport à des rumeurs qui circulaient. Aucune de ces rumeurs n’a été confirmée”, a déclaré le président François Hollande lors d’une conférence de presse à Bruxelles en début d’après-midi.

Jean-Philippe Lefief et Jean-Stéphane Brosse pour le service français, édité par Gilles Trequesser

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