February 23, 2015 / 6:19 AM / 4 years ago

"Birdman" survole les Oscars

LOS ANGELES (Reuters) - “Birdman”, comédie douce-amère sur le monde du showbiz, a triomphé dimanche lors de la 87e cérémonie des Oscars au Dolby Theatre à Hollywood avec les statuettes de meilleur film et de meilleur réalisateur pour le Mexicain Alejandro Gonzalez Inarritu.

"Birdman", comédie douce-amère sur le monde du showbiz, a triomphé dimanche lors de la 87e cérémonie des Oscars au Dolby Theatre à Hollywood avec les statuettes de meilleur film et de meilleur réalisateur pour le Mexicain Alejandro Gonzalez Inarritu. Le film s'est également imposé dans les catégories du meilleur scénario original et de la meilleure photographie. /Photo prise le 22 février 2015/REUTERS/Mike Blake

“Birdman”, qui était considéré comme le grand favori avec “Boyhood”, de Richard Linklater, largement oublié malgré le meilleur second rôle féminin pour Patricia Arquette, raconte l’histoire d’un ancien acteur de films de super-héros, incarné par Michael Keaton, qui tente de revenir sur le devant de la scène dans une pièce à Broadway.

“La peur est le préservatif de la vie, elle empêche de profiter des choses”, a déclaré Inarritu, dont le film s’est également imposé dans les catégories du meilleur scénario original et de la meilleure photographie.

L’Oscar du meilleur acteur a été remporté par le Britannique Eddie Redmayne pour son interprétation de Stephen Hawking dans “Une merveilleuse histoire du Temps (“The Theory of Everything”).

Après quatre tentatives infructueuses, Julianne Moore a décroché pour la première fois de sa carrière le prix de la meilleure actrice pour son rôle d’une femme atteinte de la maladie d’Alzheimer dans “Still Alice”.

J.K. Simmons a reçu l’Oscar pour le meilleur second rôle masculin pour son interprétation d’un professeur de musique tyrannique dans “Whiplash”.

L’Oscar du meilleur film en langue étrangère est revenu à “Ida”, du Polonais Pawel Pawlikowski, qui raconte en noir et blanc l’histoire d’une jeune nonne qui découvre ses origines juives dans la Pologne des années 1960.

La France n’a pas été oubliée grâce à Alexandre Desplat, qui a remporté l’Oscar de la meilleure bande originale pour “The Grand Budapest Hotel”, l’autre grand vainqueur de la soirée avec quatre Oscars au total.

“American Sniper”, le biopic d’un tireur d’élite de l’armée américaine qui vaut à Clint Eastwood son plus grand succès commercial aux Etats-Unis et concourait dans six catégories, repart en revanche de la soirée avec un seul Oscar, celui du meilleur montage son.

POLÉMIQUE

La cérémonie, le plus grand événement télévisé si l’on excepte les manifestations sportives, a été entrecoupée de chansons, avec une mention spéciale pour Lady Gaga, ovationnée pour son interprétation des airs les plus fameux de la comédie musicale “La mélodie du bonheur”.

Connue pour ses tenues extravagantes, la diva de la pop avait joué la carte de la sobriété avec une longue robe blanche, sans oublier une touche de fantaisie sous la forme de gants rouges.

Invitée surprise, la pluie a taché le tapis rouge déroulé devant le Dolby Theatre au moment où les stars le foulaient dans de coûteuses tenues de soirées.

Plusieurs mouvements de défense des droits civiques avaient appelé au boycott de la cérémonie pour protester contre le manque de diversité parmi les votants.

L’Académie des Oscars ne fournit pas de détails sur ses quelque 6.100 membres mais subit de nombreuses critiques qui font valoir que les hommes blancs y sont très largement majoritaires.

Le maître de cérémonie, Neil Patrick Harris, a tenté de désamorcer la polémique par une note d’humour.

“Ce soir, nous honorons ce qu’il y a de meilleur et de plus blanc, je voulais dire de plus brillant, à Hollywood”, a-t-il dit.

Neil Patrick Harris s’est offert un autre franc succès en commentant l’Oscar du meilleur documentaire pour “Citizenfour”, de Laura Poitras, consacré à Edward Snowden, l’ancien consultant informatique de l’Agence de sécurité nationale (NSA) à l’origine des révélations sur les pratiques d’écoutes massives du renseignement américain.

“Le sujet de ‘Citizenfour’, Edward Snowden, n’a pas pu être parmi nous pour une trahison quelconque”, a plaisanté le présentateur de la soirée, jouant de l’homophonie des mots “raison” et “trahison” en anglais.

Patrick Vignal pour le service français, édité par Henri-Pierre André

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