February 3, 2015 / 6:19 AM / in 4 years

Alain Juppé appelle à faire barrage au FN dans le Doubs

PARIS (Reuters) - L’ancien Premier ministre Alain Juppé appelle lundi soir à “faire barrage au Front national” au deuxième tour de l’élection législative partielle dans le Doubs où la candidate Sophie Montel, arrivée en tête dimanche au premier tour, affrontera le socialiste Frédéric Barbier.

L'ancien Premier ministre Alain Juppé appelle lundi soir à "faire barrage au Front national" au deuxième tour de l'élection législative partielle dans le Doubs où la candidate Sophie Montel, arrivée en tête dimanche au premier tour, affrontera le socialiste Frédéric Barbier. /Photo prise le 20 mars 2014/REUTERS/Régis Duvignau

“Je vois clairement que désormais notre principal adversaire politique est devenu le FN. Il a quelques raisons de se prétendre le premier parti de France. Son arrivée aux responsabilités nationales n’apparaît plus tout à fait comme une hypothèse d’école”, explique Alain Juppé dans un message mis en ligne lundi soir sur son blog.

“Ce serait à mes yeux une catastrophe pour notre pays (...) Il faut donc faire barrage au FN”, déclare le maire de Bordeaux, candidat déclaré à la primaire à droite en vue de l’élection présidentielle de 2017.

Alain Juppé n’entend pas pour autant s’engager “dans un front républicain qui scellerait une alliance avec le PS”. “Le sens de mon combat, c’est de réussir l’alternance, c’est-à-dire de rompre avec la politique conduite depuis 2012 et qui a plongé notre pays dans le marasme”, dit-il.

Mais, ajoute-t-il, “si j’étais électeur de la 4e circonscription du Doubs, je sais ce qu’en mon âme et conscience je ferai: pour barrer la route à une candidate FN qui croit, entre autres choses, ‘en l’évidente inégalité des races’, je ne m’abstiendrai pas, je voterai pour le candidat qui l’affronte, c’est-à-dire le candidat PS.”

L’élimination de l’UMP Charles Demouge au premier tour de la législative a plongé dans l’embarras le parti de Nicolas Sarkozy. La décision sera prise ce mardi en bureau politique réuni autour de son président, Nicolas Sarkozy. L’UMP penche vers une stratégie “ni front républicain, ni front national” qui ne fait cependant pas l’unanimité à droite.

Service France, édité par Henri-Pierre André

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