September 11, 2014 / 1:43 PM / 4 years ago

L'UE appliquera vendredi de nouvelles sanctions contre la Russie

BRUXELLES (Reuters) - Les pays de l’Union européenne sont tombés d’accord jeudi pour que de nouvelles sanctions prises à l’encontre de la Russie entrent en vigueur vendredi, tout en laissant la porte ouverte à une annulation intégrale ou partielle le mois prochain en cas de progrès du processus de paix dans l’est de l’Ukraine.

De nouvelles sanctions de l'Union européenne contre la Russie entreront en vigueur vendredi mais l'UE pourrait modifier ou lever les mesures prises depuis le mois de mars en fonction des résultats de l'examen qui sera effectué d'ici fin septembre sur l'application du plan de paix en Ukraine. /Photo prise le 10 septembre 2014/ REUTERS/Yves Herman

Les ambassadeurs des pays de l’UE se sont entendus la semaine dernière sur le principe de nouvelles sanctions contre la Russie, accusée d’alimenter l’instabilité dans l’est de l’Ukraine, mais la date de leur entrée en vigueur n’avait pas été fixée, l’UE voulant donner une chance à la trêve conclue vendredi dernier entre l’armée ukrainienne et les séparatistes pro-russes.

Lors d’une réunion organisée jeudi à Bruxelles, ils ont décidé que les nouvelles sanctions prendraient effet vendredi, une fois qu’elles auront été publiées au Journal officiel de l’Union européenne.

Dans un communiqué, le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, a expliqué que l’UE pourrait modifier ou lever les mesures prises depuis mars en fonction des résultats de l’examen qui sera effectué d’ici fin septembre sur l’application du plan de paix en Ukraine.

“A la lumière de cet examen et si la situation sur le terrain le permet, la Commission et (le service européen de l’action extérieure) sont invités à avancer des propositions pour amender, suspendre ou supprimer le paquet de sanctions en vigueur, intégralement ou partiellement”, écrit-il dans un communiqué.

La décision de mettre les sanctions en oeuvre a été prise après une conversation téléphonique entre David Cameron, Angela Merkel, François Hollande et Matteo Renzi, a déclaré un porte-parole du Premier ministre britannique.

“Si la Russie change vraiment d’attitude, alors, bien sûr, l’Union européenne et les autres reviendront sur la question, mais il n’y a eu jusqu’à présent que peu de signes en ce sens”, a-t-il dit.

Cette possibilité d’une levée des sanctions témoigne des divergences entre les dirigeants partisans d’une ligne dure à l’encontre de Moscou et ceux qui craignent l’ampleur des représailles russes.

L’ARME DU GAZ

Moscou a d’ailleurs prévenu que la Russie pourrait à son tour élargir sa riposte aux sanctions européennes, par exemple en limitant les importations de voitures d’occasion et d’autres biens de consommation, a déclaré un responsable du Kremlin.

Bien que les nouvelles sanctions européennes épargnent le groupe gazier Gazprom, la Russie garde dans sa manche la carte de ses exportations de gaz vers l’Europe.

Jeudi, la Pologne et la Slovaquie ont dit avoir constaté une diminution des flux de gaz en provenance de Russie, amenant des expertes polonais de l’énergie à penser qu’il pourrait s’agir d’un avertissement lancé par Moscou en direction des capitales européennes.

Interrogée, une porte-parole de la Commission européenne a expliqué que l’UE allait enquêter sur la question et a annoncé qu’une conférence sur les livraisons de gaz impliquant la Russie et l’Ukraine serait organisée le 20 septembre à Berlin.

Les nouvelles sanctions prévoient que les groupes pétroliers et bancaires publics russes soient privés d’accès aux marchés financiers européens. Elles allongent la liste des personnalités à qui il sera interdit d’entrer sur le territoire de l’Union et dont les actifs européens seront gelés.

Vingt-quatre personnes “seront ajoutées à la liste de celles qui font l’objet d’une interdiction de pénétrer sur le territoire de l’UE et d’un gel de leurs avoirs”, explique une note d’information diffusée par le Conseil de l’Union européenne.

“Il s’agit notamment de personnes associées à des actions menées contre l’intégrité territoriale de l’Ukraine, dont les nouveaux dirigeants du Donbass, les membres du gouvernement de Crimée ainsi que des décideurs et des oligarques russes”, est-il précisé.

Avec Andreas Rinke à Berlin et Jan Strupczewski à Bruxelles, Bertrand Boucey et Nicolas Delame pour le service français

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