August 31, 2014 / 2:43 PM / 4 years ago

Effondrement d'un immeuble près de Paris, au moins trois morts

ROSNY-SOUS-BOIS Seine-Saint-Denis (Reuters) - Au moins trois personnes sont décédées dimanche dans l’effondrement d’un immeuble d’habitation à Rosny-sous-Bois, près de Paris, et les secours recherchaient cinq autres résidents bloqués sous les décombres, ont déclaré les autorités.

L'effondrement dimanche d'un immeuble d'habitation à Rosny-sous-Bois, près de Paris, a fait au moins trois morts -un enfant de huit ans, une octogénaire et une femme d'une quarantaine d'années. Les secours recherchaient toujours en fin d'après-midi cinq autres résidents bloqués sous les décombres. /Photo prise le 31 août 2014/REUTERS/Christian Hartmann

Le bilan de l’accident a été porté à trois morts dimanche après-midi après la découverte d’une femme d’une quarantaine d’années dans les gravats, a déclaré à la presse le préfet de Seine-Saint-Denis, Philippe Galli.

Les deux autres victimes, un enfant de huit ans et une octogénaire, avaient été découvertes dimanche matin.

L’accident est très vraisemblablement dû à une fuite de gaz qui a provoqué une explosion et soufflé le bâtiment de quatre étages, contigu à un immeuble similaire qui menace à son tour de s’effondrer après avoir été évacué.

Onze personnes ont été blessées, dont quatre grièvement, a précisé le préfet.

L’effondrement s’est produit dimanche matin aux alentours de 07h00. Des habitants ont raconté à Reuters TV des scènes d’”horreur”.

Après enquête de l’identité judiciaire, il apparaît que cinq résidents, quatre adultes et un enfant, restent prisonniers de l’amas de débris que les pompiers dégagent précautionneusement pièce par pièce.

ESPOIR

“Plus le temps avance, plus la probabilité de trouver des personnes survivantes est faible. Néanmoins, nous avons toujours espoir de retrouver dans des poches une personne qui aurait pu trouver un moyen de se réfugier”, a dit Philippe Galli.

Le colonel Bernard Tourneur, qui coordonne les secours, a précisé que les opérations de déblaiement se poursuivraient au moins jusqu’à lundi.

Les quelque 120 pompiers déployés retirent un par un les gravats puis font appel à des chiens spécialement entraînés à ce type de situation pour détecter d’éventuels signes de vie.

“Les opérations sont très risquées parce que la partie du bâtiment qui reste encore debout menace de s’effondrer”, a dit le colonel Tourneur.

Des pompiers procédaient à l’étaiement du bâtiment pour éviter sa chute.

“Au fur et à mesure qu’on enlève les décombres, celui-ci se fragilise et menace de s’effondrer sur les sauveteurs”, a expliqué l’un d’eux.

Le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve, qui s’est rendu dimanche matin sur place, a émis avec “prudence” l’hypothèse d’une explosion consécutive à une fuite de gaz.

Des travaux de construction sont en cours dans ce quartier, où une nouvelle école doit ouvrir ses portes à l’occasion de la rentrée des classes, mardi.

“Il pourrait s’agir de gaz. Il y a des travaux de gaz et ERDF localement qui auraient pu entraîner cette explosion, mais aujourd’hui l’origine reste inconnue”, a confirmé le commandant Gabriel Plus, porte-parole des pompiers.

La municipalité et les services de l’Etat s’efforçaient dimanche de trouver une solution de relogement pour 22 personnes évacuées de l’immeuble adjacent. Dix chambres d’hôtel ont pour l’heure été réservées.

Sophie Louet avec Morade Azzouz

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