July 26, 2014 / 9:49 AM / 4 years ago

Quinze Russes et Ukrainiens cibles de sanctions de l'UE

BRUXELLES (Reuters) - L’Union européenne a annoncé dans la nuit de vendredi à samedi l’élargissement de sa liste de sanctions ciblées à 15 personnalités russes et ukrainiennes supplémentaires et 18 entités et entreprises russes ou séparatistes.

Séparatistes pro-russes du Bataillon Vostok près de Donetsk. L'Union européenne a annoncé dans la nuit de vendredi à samedi l'élargissement de sa liste de sanctions ciblées à 15 personnalités russes et ukrainiennes supplémentaires et 18 entités et entreprises russes ou séparatistes, parmi lesquelles figure cette milice séparatiste. /Photo prise le 16 juillet 2014/REUTERS/Maxim Zmeyev

Y figurent notamment Alexandre Bortnikov, le chef des services de sécurité (FSB, ex-KGB), l’ancien Premier ministre russe Mikhaïl Fradkov, actuel chef des services de renseignement extérieurs russes, mais aussi le président tchétchène Ramzan Kadirov ou le secrétaire du Conseil de sécurité de la Fédération de Russie, Nikolaï Patrouchev.

Cette nouvelle salve de mesures porte au total à 87 le nombre de personnalités russes ou ukrainiennes interdites de visas dans l’UE et cibles d’un gel de leurs avoirs.

Pour les autorités russes, cette extension de la liste noire de l’UE met en danger la coopération internationale sur les questions de sécurité.

“La liste de sanctions additionnelle est une preuve directe que les pays de l’UE visent à réduire totalement la coopération avec la Russie sur les questions liées à la sécurité internationale et régionale”, déplore le ministère russe des Affaires étrangères dans un communiqué publié samedi.

“Cela inclut la lutte contre la prolifération des armes de destruction massive, le terrorisme, le crime organisé et d’autres défis et dangers nouveaux”, ajoute le ministère.

Pour Moscou, l’interdiction de visas imposée aux chefs du FSB et du renseignement militaire extérieur “sera assurément accueillie avec enthousiasme par les terroristes de la planète”.

Parmi les 18 entités visées, neuf sont accusées de saper la souveraineté de l’Ukraine, dont les autoproclamées Républiques populaires de Donetsk et de Louhansk ou bien encore le Bataillon Vostok, une des principales milices séparatistes; les neuf autres sont des entreprises qui ont été confisquées par les autorités de Crimée à la suite de l’annexion de la presqu’île par la Russie en mars.

SANCTIONS ÉCONOMIQUES EN VUE

Les ambassadeurs de l’UE se sont par ailleurs entendus vendredi sur les grandes lignes de ce qui constituerait les premières sanctions visant des pans entiers de l’économie russe.

Le secteur du gaz ne sera pas concerné -la Russie est le premier fournisseur de gaz naturel de l’Europe. Dans une lettre aux dirigeants de l’UE, le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, l’explique par la protection de la sécurité des approvisionnements énergétiques du bloc communautaire.

“Les mesures dans le domaine des technologies sensibles n’affecteront que le secteur pétrolier au vu de la nécessité de préserver la sécurité énergétique de l’UE”, écrit-il.

Il demande également aux chefs d’Etat et de gouvernement d’autoriser leurs ambassadeurs à boucler un accord définitif mardi -ce qui évitera aux chefs d’Etat et de gouvernement de l’UE d’avoir à se réunir en sommet extraordinaire pour entériner les sanctions.

Les sanctions visant les marchés des capitaux, les armes ou les produits de haute technologie ne devraient par ailleurs s’appliquer qu’aux futurs contrats, ce qui laissera à la France la possibilité de maintenir la livraison de deux porte-hélicoptères “Mistral” à la Russie.

Si un accord définitif est donné, les banques publiques russes ne pourront plus accéder aux marchés européens des capitaux, un embargo frappera les ventes d’armes à la Russie et des restrictions encadreront les livraisons de produits technologiques à double usage (civil et militaire) ou liés à l’énergie (comme les équipements de forage en eau profonde, d’extraction des gaz de schiste ou d’exploration pétrolière dans les conditions extrêmes de l’Arctique).

“Cela devrait avoir un impact fort sur l’économie de la Russie avec un effet modéré sur les économies de l’UE”, dit Van Rompuy.

Adrian Croft avec Vladimir Soldatkin à Moscou; Eric Faye et Henri-Pierre André pour le service français; édité par Simon Carraud

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