July 10, 2014 / 5:33 PM / 4 years ago

Un geste pour les entreprises corses après le conflit SNCM

PARIS (Reuters) - Manuel Valls a promis jeudi aux représentants du monde économique corse un étalement de charges et un trimestre d’exonérations pour les entreprises de l’île affectées par le conflit de la SNCM, à l’issue de deux heures d’entretien à Matignon.

Manuel Valls a promis jeudi aux représentants du monde économique corse un étalement de charges et un trimestre d'exonérations pour les entreprises de l'île affectées par le conflit de la SNCM. /Photo d'archives/REUTERS/Jean-Paul Pélissier

Le président de la Chambre régionale de commerce et d’industrie de Corse, pour qui il y a une responsabilité partagée de l’Etat, des dirigeants de la compagnie et de ses syndicats dans cette crise, évalue le préjudice économique global pour l’île à plus d’une centaine de millions d’euros.

“Aujourd’hui, on sait que la Corse a perdu entre sept et huit millions d’euros par jour” depuis le 24 juin, a déclaré Antoine Mondoloni à des journalistes.

Il a précisé que Manuel Valls avait promis l’étalement du paiement par les entreprises en difficulté, du fait de cette grève, des charges patronales du deuxième trimestre 2014 et un “effacement” de ces charges pour juillet-août-septembre.

“Il faudra recenser les entreprises impactées, c’est-à-dire le tourisme, le BTP, les agriculteurs”, a-t-il poursuivi.

“D’autres demandes viendront, évidemment”, a ajouté Antoine Mondoloni, selon qui Manuel Valls a déclaré à la délégation qu’il irait en Corse, sans préciser de date.

Dans un communiqué, le Premier ministre a précisé que la Caisse des dépôts et la BPI seraient mobilisées pour proposer des prêts à taux zéro aux entreprises rencontrant des difficultés.

Enfin, un haut fonctionnaire sera nommé pour organiser la mise en oeuvre de ces mesures exceptionnelles en lien avec les préfets de Corse, la Direccte, les chambres consulaires et la Collectivité territoriale de Corse.

Les salariés grévistes de la Société nationale Corse Méditerranée, en grève depuis 17 jours, ont voté jeudi la suspension de leur mouvement lors d’une assemblée générale.

Les six syndicats de la SNCM, qui sont parvenus mercredi avec le négociateur du gouvernement à un compromis donnant un sursis de cinq mois à la compagnie maritime, ont toutefois fait planer la menace d’une nouvelle grève si aucune “solution pérenne” n’est trouvée d’ici la fin de l’année.

Ils sont opposés à un redressement judiciaire de la SNCM, solution que soutiennent les actionnaires et le gouvernement et jugée “probable” par le négociateur.

Emmanuel Jarry, édité par Gérard Bon

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