July 1, 2014 / 10:35 AM / 4 years ago

L'Allemand Martin Schulz réélu président du Parlement européen

STRASBOURG (Reuters) - Martin Schulz, un social-démocrate allemand de 58 ans, a été réélu mardi président du Parlement européen par 409 voix sur 612 suffrages exprimés, bénéficiant de l’alliance traditionnelle entre la gauche et les conservateurs à Strasbourg.

Martin Schulz, social démocrate allemand de 58 ans, a été réélu mardi à Strasbourg président du Parlement européen, par 409 voix sur 612 suffrages exprimés. /Photo prise le 1er juillet 2014/REUTERS/Jean-Marc Loos

Celui que le Parti socialiste européen avait choisi comme candidat à la présidence de la Commission reste au perchoir grâce à la reconduction d’un accord avec le Parti populaire européen (PPE), groupe de centre-droit arrivé en tête lors des élections européennes du 25 mai dernier.

Le PPE, qui dispose de 221 députés contre 191 au PSE, ne présentait pas de candidat contre l’ancien libraire de Würselen, en Rhénanie du nord-Westphalie, qui laissera son fauteuil à mi-mandat, dans deux ans et demi, à l’un des députés PPE.

L’accord prévoit en retour que le groupe des socialistes et des démocrates ne fasse pas obstacle à l’élection de Jean-Claude Juncker, candidat du PPE à la présidence de la Commission désigné la semaine dernière par les dirigeants de l’UE.

Le Premier ministre luxembourgeois aura besoin des suffrages de la majorité absolue des membres du parlement, soit 376 voix sur 751, un score qui peut se révéler difficile à atteindre dans un hémicycle où europhobes et extrême gauche pèsent désormais près de 30% des élus.

Selon un responsable du PPE, l’accord entre les deux groupes a été voulu par l’Allemagne, elle-même aujourd’hui gouvernée par une “grande coalition”.

Refusant le diktat des deux partis, trois “petits” groupes, les Conservateurs et réformateurs européens (ECR), la Gauche unitaire européenne et les Verts, ont présenté un candidat.

“Il n’y a rien de plus sacré dans une démocratie que le droit de vote, avoir la possibilité d’exprimer un choix qui reflète les intérêts de ceux qui nous ont élus. Est-ce ce que nous sommes invités à faire aujourd’hui ?”, s’est indigné le britannique Sajjad Karim, candidat de l’ECR.

Les parlementaires les plus europhobes se sont contentés de manifester leur sentiment, à l’ouverture de la première séance de la mandature, en tournant le dos, pour les indépendantistes britanniques, ou en restant assis, pour les Français du Front national, quand des musiciens ont interprété l’Hymne à la joie, devenu hymne européen.

Edouard Martin, ancien syndicaliste CFDT élu eurodéputé dans les rangs socialistes, a fustigé l’attitude de Marine Le Pen lors d’un échange avec la presse.

“Elle était bien plus prompte à dénoncer les binationaux avec l’histoire des drapeaux algériens (brandis à l’occasion des matches de la Coupe du Monde de football). J’ai envie de lui dire ‘Si tu n’aimes pas l’Europe, tu la quittes’”, a dit l’ancien métallo d’ArcelorMittal.

Gilbert Reilhac, édité par Yves Clarisse

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