June 27, 2014 / 10:44 AM / 4 years ago

Cameron campe sur son refus avant la désignation de Juncker

BRUXELLES (Reuters) - David Cameron a campé vendredi sur son opposition à Jean-Claude Juncker lors du Conseil européen de Bruxelles, où l’ancien Premier ministre luxembourgeois doit être désigné comme candidat à la présidence de la Commission européenne.

David Cameron a campé vendredi sur son opposition à Jean-Claude Juncker lors du Conseil européen de Bruxelles, où l'ancien Premier ministre luxembourgeois doit être désigné comme candidat à la présidence de la Commission européenne. /Photo prise le 27 juin 2014/REUTERS/Philippe Wojazer

Le Premier ministre britannique est isolé dans sa lutte contre un homme qu’il juge trop fédéraliste et désormais contre le “coup d’Etat” du Parlement européen dont ses ex-alliés ont pris acte, même si beaucoup le déplorent.

Mais si les dirigeants des Vingt-Huit s’apprêtaient à voter à la majorité qualifiée et à mettre David Cameron en minorité, ce dernier devait rappeler, lors du déjeuner des chefs d’Etat et de gouvernement, son hostilité au processus comme à la personne.

“C’est un mauvais principe et c’est la mauvaise personne. Jean-Claude Juncker est au coeur du projet, a accru le pouvoir de Bruxelles et réduit le pouvoir des Etats nations tout au long de sa vie politique”, a dit David Cameron à la presse.

“Ce n’est pas la bonne personne pour faire avancer cette organisation. Je suis très clair quant à ce qu’il faut faire. Je sais que les pronostics sont contre moi mais cela n’implique pas de changer d’opinion. Cela implique de défendre ce à quoi on croit et de voter en conséquence.”

David Cameron a fait du refus de Jean-Claude Juncker une question de principe et a lui-même milité pour un vote qui lui permettra de se défendre au Royaume-Uni, où sa résistance l’a relancé après la montée en puissance des souverainistes de l’Ukip lors des élections européennes de fin mai.

Si David Cameron a menacé d’anticiper un référendum sur le maintien dans l’Union européenne, prévu en 2017, les autres dirigeants qui se sont exprimés vendredi ont dit espérer que le Royaume-Uni retrouve toute sa place en Europe.

“Je ne pense pas que le Royaume-Uni soit proche de la sortie et je pense qu’il est très important qu’il reste dans l’UE”, a dit le Premier ministre finlandais Alexander Stubb.

Son homologue danoise, Helle Thorning-Schmidt, a pour sa part souhaité que le Conseil “se remette sur les rails” une fois passé l’épisode Juncker. “Le Royaume-Uni est un partenaire important, influent,” a-t-elle souligné.

Le Conseil doit aussi valider vendredi des priorités stratégiques qui incluront, sous l’impulsion de l’Italie et de la France, un appel à une “meilleure utilisation” des souplesses du pacte de stabilité pour évaluer les politiques budgétaires, formule qui maintient le pouvoir de décision de la Commission.

La deuxième journée du sommet a débuté vendredi avec la signature des accords d’association et de libre-échange avec l’Ukraine, la Moldavie et la Géorgie.

Gregory Blachier, avec Julia Floretti, édité par Yves Clarisse

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