June 26, 2014 / 3:18 PM / 4 years ago

L'épicier Hédiard va passer sous pavillon autrichien

PARIS (Reuters) - Le tribunal de commerce de Paris a opté jeudi pour le plan de continuation présenté par l’autrichien Do&Co pour Hédiard, placé en redressement judiciaire en octobre 2013.

Le tribunal de commerce de Paris a opté pour le plan de continuation présenté par l'autrichien Do & Co pour l'épicerie de luxe parisienne Hédiard, placée en redressement judiciaire en octobre 2013. /Photo d'archives/REUTERS/Charles Platiau

Le tribunal a préféré l’offre du spécialiste de la restauration aérienne et de l’hôtellerie à celle, mieux disante, du fonds suisse Ledunfly.

Des sources proches du dossier avaient déclaré à Reuters le 30 mai que Do&Co et Ledunfly étaient les mieux placés pour l’emporter

“Le tribunal a opté pour le plan de continuation de Do&Co et a rejeté le plan de cession présenté par Ledunfly”, a déclaré à Reuters l’avocat d’Hédiard, Marc Villefayot.

Les plans de continuation, qui permettent la poursuite de l’activité d’une entreprise sans rupture juridique ou commerciale, ont souvent la préférence des tribunaux.

Juste avant la clôture des offres, début juin, le groupe autrichien avait proposé un tel plan, en association avec le propriétaire de l’entreprise, le milliardaire russe Sergueï Pougatchev.

L’oligarque russe, qui avait acquis Hédiard en 2007, n’est cependant pas partie prenante au projet et a cédé la totalité de ses parts.

“Hédiard SA change d’actionnaire. Do&Co reprend la totalité du capital de l’entreprise”, a précisé Marc Villefayot.

Do&Co, spécialiste de la restauration collective et propriétaire de Demel, célèbre pâtisserie de Vienne, se proposait de reprendre l’entreprise et une centaine de ses salariés pour 15 millions d’euros, auxquels s’ajoutait un investissement de 6,0 millions dans le magasin historique de la place de la Madeleine, à Paris.

De son côté, Ledunfly, “family office” de l’héritière du laboratoire Serono, Dona Bertarelli, propriétaire du Grand hôtel de Gstaad (Suisse), avait amélioré son offre à 12,5 millions d’euros, avec un plan d’investissement additionnel de 15 millions et s’était engagé à conserver la totalité des 134 salariés.

L’offre suisse avait les faveurs des représentants des salariés au comité d’entreprise.

Hédiard, déjà déficitaire au moment de son rachat par le milliardaire russe, a accusé une perte de 6,0 millions d’euros au cours de son exercice 2013-2104 (clos le 31 mars), sur un chiffre d’affaires de 17,5 millions d’euros.

Son passif (dettes financière, sociale et fournisseurs) s’élève à moins de 10 millions d’euros. L’entreprise compte cinq magasins à Paris et 250 points de vente, dont 70 en France.

Interrogée, la société s’est refusée à tout commentaire sur la décision du tribunal.

Edité par Matthieu Protard

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