June 25, 2014 / 6:50 PM / 4 years ago

Sarkozy encore au temps de la réflexion sur un éventuel retour

PARIS (Reuters) - Nicolas Sarkozy se donne encore le temps de la réflexion avant d’annoncer un éventuel retour sur la scène politique française qui signerait son intention de prendre en 2017 sa revanche de l’élection présidentielle perdue de 2012.

Nicolas Sarkozy à son arrivée mercredi à l'Assemblée nationale, où des militants gaullistes de l'Union des jeunes pour le progrès (UJP), qui lui remettaient leur prix de l'Appel du 18 juin. L'ancien chef de l'Etat a déclaré à cette occasion qu'il se donnait encore le temps de la réflexion avant d'annoncer un éventuel retour sur la scène politique française. /Photo prise le 25 juin 2014/REUTERS/Gonzalo Fuentes

L’ancien chef de l’Etat français l’a déclaré mercredi à des militants gaullistes de l’Union des jeunes pour le progrès (UJP), qui lui remettaient leur prix de l’Appel du 18 juin, en référence à l’appel à la résistance au nazisme lancé de Londres le 18 juin 1940 par le général Charles de Gaulle.

C’était l’une de ses premières véritables sorties publiques, hors ses conférences données à l’étranger ou les concerts de son épouse, la chanteuse Carla Bruni.

Une heure montre en main dans une annexe de l’Assemblée nationale, une réunion à huis clos, sans caméra, micro ou photographes mais à laquelle avaient tout de même été conviés une vingtaine de journalistes.

Ceux qui attendaient qu’il lève le voile sur ses intentions ou commente la crise de son parti, l’UMP, en ont été pour leurs frais, même si, pour ses visiteurs, il ne fait guère de doute qu’il brûle d’envie de replonger dans la bataille politique.

“C’est encore le temps de la réflexion”, a-t-il déclaré, avant de livrer une analyse personnelle de l’héritage gaulliste et de l’engagement politique à l’usage des jeunes militants présents, en jurant n’avoir “aucune arrière-pensée”.

Les exégètes y auront cependant vu des allusions à sa situation présente, voire le rappel de quelques thèmes pouvant figurer dans le discours d’un futur candidat.

“Il n’y a pas de retour aux sources. Le gaullisme, c’est se tourner vers l’avenir, en rupture avec les habitudes, avec les sectarismes, avec les conservatismes, avec les frilosités et même avec les lâchetés”, a-t-il ainsi fait valoir.

“A chaque instant de sa vie (...) le général de Gaulle s’est affronté aux gens en place, à aucun moment le système ne lui a fait de cadeau et à chaque instant le système a voulu se venger de lui”, a poursuivi Nicolas Sarkozy.

“Toute l’idée du gaullisme est l’idée du rassemblement (...) le plus large possible”, a ajouté l’ancien chef de l’Etat. “Il faut complètement changer notre façon de faire, notre façon de travailler, notre façon de réfléchir.”

Il n’en a pas moins évoqué quelques-uns des thèmes les plus clivants de sa campagne présidentielle de 2012.

Dans le gaullisme, a-t-il ainsi dit, “il y a peu d’appétence pour les corps intermédiaires, ceux qui prétendent parler au nom de la multitude” mais un “rapport direct avec le peuple”.

Il a ironisé sur “ceux qui croient faire l’Histoire et qui en réalité n’en sont que les jouets” parce que l’Histoire les dépasse, et a déploré “l’impossibilité”, selon lui, de parler aujourd’hui de “l’identité culturelle française”.

Un peu plus tard, il assurait toutefois aux journalistes présents qu’ils pouvaient partir en vacances, comme lui-même en a l’intention, et que “précipiter les choses” en pleine Coupe du monde de football et en plein été n’aurait “pas de sens”.

Une façon de leur donner rendez-vous à la rentrée.

Emmanuel Jarry, édité par Sophie Louet

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