June 23, 2014 / 4:03 PM / 4 years ago

Nicolas Sarkozy et Alain Juppé vont évoquer la crise à l'UMP

BORDEAUX (Reuters) - L’ancien Premier ministre Alain Juppé et Nicolas Sarkozy sont convenus de se rencontrer pour évoquer la crise à l’UMP, qui est en “danger” politique et financier.

L'ancien Premier ministre Alain Juppé et Nicolas Sarkozy sont convenus de se rencontrer pour évoquer la crise à l'UMP. /Photo d'archives/REUTERS/Charles Platiau

Les deux hommes se sont entretenus par téléphone de l’avenir du principal parti d’opposition, ébranlé par l’affaire Bygmalion, un montage présumé de fausses factures de l’ordre de 11 à 17 millions d’euros durant la campagne de Nicolas Sarkozy en 2012, a annoncé lundi le maire de Bordeaux.

Le cabinet d’audit et de conseil Advolis remettra le 1er juillet son rapport sur les comptes de l’UMP et le montant de la dette du parti, colossal à en croire des cadres du parti, sera rendu public à cette date, a annoncé dimanche le secrétaire général du mouvement, Luc Chatel.

Sauver l’UMP, “ce n’est pas gagné”, a concédé Alain Juppé, membre de la direction collégiale transitoire avec Jean-Pierre Raffarin et François Fillon.

“L’UMP est en danger, bien entendu, en danger financier, en danger aussi politique”, a-t-il dit lors d’un point de presse en marge du conseil municipal de Bordeaux.

“Les auditeurs sont au travail pour savoir très exactement quelle est la situation au jour d’aujourd’hui, quelle est la trésorerie, quelles sont les dépenses, quelles sont les recettes, jusqu’à quand l’UMP peut-elle continuer à fonctionner”, a-t-il ajouté, refusant de préjuger du diagnostic.

La révélation par Mediapart d’un prêt de trois millions d’euros au parti en 2012 par le groupe UMP à l’Assemblée, confirmé par son président Christian Jacob, sans que les députés soient au courant, a ajouté au climat “délétère” relevé lundi par Alain Juppé.

Le maire de Bordeaux a dit espérer que le congrès de l’automne, qui désignera le prochain président de l’UMP après la démission forcée de Jean-François Copé, serait l’occasion d’un “rebond”.

Quant à savoir si Nicolas Sarkozy doit s’exprimer sur l’affaire Bygmalion, comme l’en pressent certains de ses anciens ministres, et briguer la direction de l’UMP, Alain Juppé, qui entretient une cordiale rivalité avec l’ancien président, a dit ne pas avoir de “conseil à [lui] donner”.

“Nous nous sommes parlé. Nous avons décidé de nous voir pour aller plus loin, un coup de téléphone ne règle pas tout”, a-t-il déclaré.

Claude Canellas avec Sophie Louet, édité par Yves Clarisse

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