June 18, 2014 / 5:58 PM / 4 years ago

Marine Le Pen met son père au pied du mur

PARIS (Reuters) - Marine Le Pen appelle son père Jean-Marie à cesser sa “mauvaise querelle” après les propos controversés du fondateur du Front national sur une “fournée” d’artistes et n’exclut pas des sanctions si les critiques contre sa ligne politique persistent.

Dans une interview à Valeurs actuelles, Marine Le Pen appelle son père Jean-Marie à cesser sa "mauvaise querelle" après les propos controversés du fondateur du Front national sur une "fournée" d'artistes et n'exclut pas des sanctions si les critiques contre sa ligne politique persistent. /Photo prise le 27 mai 2014/REUTERS/Philippe Wojazer

Dans une interview à Valeurs actuelles, paraissant jeudi, la présidente du FN considère que Jean-Marie Le Pen doit soutenir un candidat contre elle au prochain congrès s’il estime s’inscrire dans une ligne de contestation.

“S’il est dans une contestation de la ligne politique du Front national, il faut alors susciter et soutenir un candidat contre moi qui défendrait une autre ligne que la mienne lors du congrès de novembre”, dit-elle.

Priée de dire si elle pourrait aller jusqu’à des sanctions, la dirigeante du FN répond: “Si ses critiques devaient continuer, au risque d’affaiblir le Front national, ce serait aux instances internes de se saisir de la question”.

Invité sur BFMTV, Jean-Marie Le Pen a répondu qu’il ne pouvait être exclu d’aucune structure par décision du dernier congrès et qu’il était président d’honneur du FN à vie.

“Personne ne peut me pousser vers la sortie que moi-même et comme je n’en ai pas l’intention, je resterai là”, a-t-il ajouté, estimant être “utile” à la candidature du FN à la présidentielle de 2017, parce que ce sera “extrêmement serré”.

Le fondateur du FN a qualifié de “proposition un peu insolente” l’idée de soutenir un candidat contre sa fille, avec laquelle il dit n’avoir toujours pas de contact.

Jean-Marie Le Pen, qui a réclamé en vain le retour de son blog sur le site du parti, avait adressé une lettre ouverte virulente à sa fille, récusant toute faute politique pour avoir prêté le flanc à des accusations d’antisémitisme.

La dirigeante du FN lui reproche de ne pas avoir anticipé les réactions liées à la “suspicion d’antisémitisme qui pèse sur le Front national” et qu’elle dit “contester avec la plus grande force”.

“Je ne cesse de le répéter aux Français juifs, qui sont de plus en plus nombreux à se tourner vers nous: ‘Non seulement le Front national n’est pas votre ennemi, mais il est sans doute dans l’avenir le meilleur bouclier pour vous protéger’”, dit-elle.

Marine Le Pen dit être partagée sur un éventuel changement de nom du Front national, souhaité par 61% des électeurs FN dans un sondage PollingVox-Valeurs actuelles. “Même s’il ne me paraît pas d’actualité, le sujet n’est pas tabou”, dit-elle.

Gérard Bon, édité par Yves Clarisse

0 : 0
  • narrow-browser-and-phone
  • medium-browser-and-portrait-tablet
  • landscape-tablet
  • medium-wide-browser
  • wide-browser-and-larger
  • medium-browser-and-landscape-tablet
  • medium-wide-browser-and-larger
  • above-phone
  • portrait-tablet-and-above
  • above-portrait-tablet
  • landscape-tablet-and-above
  • landscape-tablet-and-medium-wide-browser
  • portrait-tablet-and-below
  • landscape-tablet-and-below