June 10, 2014 / 8:04 PM / in 4 years

Les tensions persistent entre Jean-Marie et Marine Le Pen

PARIS (Reuters) - Jean-Marie Le Pen se dit blessé par sa fille Marine qui lui a reproché d’avoir commis une faute politique en employant le mot “fournée” pour fustiger des artistes hostiles au Front national et affirme ne plus avoir de communication avec elle.

Jean-Marie Le Pen se dit blessé par sa fille Marine qui lui a reproché d'avoir commis une faute politique en employant le mot "fournée" pour fustiger des artistes hostiles au Front national et affirme ne plus avoir de communication avec elle. /Photo prise le 20 mai 2014/REUTERS/Jean-Paul Pélissier

Il regrette la décision prise, sans le prévenir, par la présidente du FN de ne plus héberger son blog vidéo sur le site du parti afin d’éviter à l’avenir des poursuites judiciaires dont le directeur de publication pourrait faire les frais.

“La courtoisie ne domine pas dans cette affaire. Sur le plan affectif, je suis très blessé”, a confié mardi au Point.fr le président d’honneur du FN, précisant “supporter assez bien les coups de face mais pas ceux qui sont donnés dans le dos”.

“Je n’ai plus aucune communication avec elle”, a ajouté le député européen, en récusant à nouveau le fait que le mot “fournée” ait une connotation antisémite. “Marine me fait le grief de ne pas avoir anticipé la possibilité d’une mauvaise interprétation d’un mot que j’ai employé.”

Dans une vidéo diffusée sur le site du FN, Jean-Marie Le Pen s’en était pris aux artistes qui vilipendent son parti, notamment Patrick Bruel, Madonna et Yannick Noah, lâchant : “On fera une fournée la prochaine fois”.

Ces propos ont suscité une nouvelle vague d’indignation de la classe politique et suscité des proches de Marine Le Pen au sein du parti. (Voir [ID:nL50OR40U])

Venu commémorer dans le village martyr le 70e anniversaire du massacre d’Oradour-sur-Glane par une division SS, le Premier ministre, Manuel Valls, a dénoncé les “petits agitateurs de la mémoire” visant sans le nommer Jean-Marie Le Pen.

“Il n’y aurait rien de pire que le choix du confort, celui d’occulter ce qui s’est passé. Et il y a pire, les révisionnistes, les nostalgiques de la collaboration, les petits agitateurs vénéneux de la mémoire, avec leurs mots perfides, ils veulent faire mal à la France, raviver ses plaies”, a-t-il dit.

“Mais quand on aime la France on ne salit pas ce pourquoi tant de Français ont donné leur vie”, a-t-il ajouté. “Quand on aime la France on ne calomnie pas son histoire.”

Gérard Bon, édité par Yves Clarisse

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