May 29, 2014 / 3:08 PM / 4 years ago

Plusieurs milliers de jeunes dans les rues contre le FN

PARIS (Reuters) - Plusieurs milliers de jeunes ont manifesté jeudi en France contre les scores élevés du Front national, arrivé dimanche en tête aux élections européennes avec près de 25% des voix.

Plusieurs milliers de jeunes ont manifesté jeudi en France, comme ici près de la Bastille à Paris, contre les scores élevés du Front national, arrivé dimanche en tête aux élections européennes avec près de 25% des voix. /Photo prise le 29 mai 2014/REUTERS/Philippe Wojazer

Ces manifestations, organisées dans plusieurs villes à l’appel d’associations, de syndicats, de partis de gauche et de simples lycéens via les réseaux sociaux, se voulaient un écho à celles qui ont eu lieu il y a douze ans à la suite de la qualification de Jean-Marie Le Pen pour le second tour de l’élection présidentielle.

“Les commentateurs considèrent que ce soir ‘personne ne sera dans la rue’, contrairement à 2002”, écrivait sur Facebook l’un des organisateurs de cette “marche citoyenne”.

“Montrons au FN, aux partis politiques, aux journalistes, au monde, que nous dénonçons le racisme, la xénophobie, la haine, le repli sur soi de ce parti, et que les Français ne partagent pas ces valeurs”, ajoutait-il.

À Paris, 4.200 personnes se sont rassemblées selon la préfecture. Plusieurs centaines de personnes s’étaient réunies en début d’après-midi place de la Bastille avant de rejoindre la place de la République.

Ils étaient entre 700 et 1.000 jeudi à Lyon, plus de 700 à Marseille, 800 à Strasbourg, environ 500 à Nantes et 500 à Bordeaux, où des cortèges ont défilé dans la matinée.

Le 1er mai 2002, 1,3 million de personnes avaient défilé dans toute la France.

“NON AU F-HAINE”

Dimanche, le Front national a obtenu 24 sièges au Parlement européen avec 24,85% des voix dans ces élections marquées par un taux d’abstention de 57,57%.

Pour les analystes politiques, la présidente du FN Marine Le Pen, dont le parti ne cesse de gagner du terrain, a de fortes chances d’être au second tour du scrutin présidentiel de 2017. La question est plutôt de savoir qui sera alors son adversaire.

“Combattons l’extrême droite”, “La France on l’aime, Non au F-Haine” ou encore “Ouvrez vos livres d’histoire”, pouvait-on lire sur certaines pancartes brandies jeudi dans les cortèges, au-dessus desquels flottaient notamment des drapeaux européens.

“C’est inadmissible qu’un parti ouvertement raciste puisse arriver en tête des élections, ça montre une certaine banalisation de la pensée raciste en France”, déplorait dans le cortège parisien Marion, assistante sociale de 28 ans.

“Une part importante des jeunes se sont mobilisés pour le FN dimanche dernier, nous nous mobilisons aujourd’hui pour montrer nos valeurs”, renchérissait à Lyon Anaïs, étudiante en sciences politiques.

Pour l’UNEF et l’UNL (Union nationale lycéenne), “le vote de dimanche dernier n’est pas à l’image de la jeunesse”.

“Dans leurs engagements, leurs mobilisations et leurs combats, les jeunes portent des valeurs d’égalité, de solidarité et d’ouverture sur le monde qui sont à l’opposé de celle de l’extrême droite et du Front National”, écrivaient les deux syndicats dans leur appel à manifester.

Chine Labbé, avec Pauline Mevel et correspondants de province

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