May 28, 2014 / 11:26 AM / 4 years ago

Le gouvernement demande la transparence à l'UMP sur Bygmalion

BRUXELLES/PARIS (Reuters) - Le gouvernement français a demandé mercredi que toute la transparence soit faite sur l’affaire Bygmalion, un scandale de fausses factures liées au financement de la campagne de l’ancien président Nicolas Sarkozy en 2012.

Le gouvernement a demandé mercredi que toute la transparence soit faite sur l'affaire Bygmalion, un scandale de fausses factures liées au financement de la campagne de l'ancien président Nicolas Sarkozy en 2012. /Photo prise le 26 mai 2014/REUTERS/Charles Platiau

“Je rappelle que les comptes de campagne du candidat Nicolas Sarkozy ont été invalidés”, a déclaré le porte-parole du gouvernement, Stéphane le Foll. “Il faut maintenant que toute la transparence soit faite, il y a des procédures qui sont engagées”.

“On peut, on doit respecter les règles de financement et on doit s’adapter”, a souligné l’ancien membre de l’équipe de campagne de l’actuel président lors du compte rendu du conseil des ministres. “Cela a été le cas du début à la fin de la campagne de François Hollande, dont je rappelle que les comptes, eux, ont été validés.”

Le président de l’UMP, Jean-François Copé, a annoncé mardi son intention de démissionner après la mise en cause de son entourage dans cette affaire.

Le Front national milite depuis de longues années sur le thème du “système” qui lierait le Parti socialiste et l’UMP.

François Hollande a appelé mardi soir à Bruxelles les partis politiques à l’exemplarité.

Le président français, qui a lui-même dû se séparer d’un ministre du Budget avec Jérôme Cahuzac et d’un proche conseiller avec Aquilino Morelle, accusé de conflit d’intérêt, a souligné que les affaires faisaient le jeu des extrêmes.

“Depuis deux ans, j’ai mis les questions de transparence au coeur des décisions publiques”, a-t-il dit lors de sa conférence de presse après le sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union européenne.

“Et quand il y a un certain nombre d’affaires, il n’y a pas eu de temps perdu pour les régler”, a poursuivi celui qui a réglé le sort d’Aquilino Morelle en quelques heures, après avoir laissé le temps d’enfler à l’affaire Cahuzac.

“Je n’ai pas d’autres commentaires à faire mais si les partis, tous les partis, ne sont pas intraitables par rapport ces à questions-là, alors c’est la démocratie qui peut s’en trouver affectée, infectée même”, a-t-il ajouté.

Sans dire que les affaires avaient pu jouer dans la déroute du Parti socialiste et la défaite de l’UMP, arrivée seulement deuxième derrière le FN, au scrutin européen, il a souligné qu’il fallait être d’autant plus vigilant dans un tel contexte électoral.

“Quand il y a une extrême droite, et depuis longtemps, qui elle peut tout se permettre et qui est là et qui saisit toutes les opportunités, toute faiblesse devient une faute”, a-t-il dit.

Gregory Blachier à Bruxelles, Elizabeth Pineau à Paris, édité par Yves clarisse

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